Le mildiou refait son apparition chez certains petits agriculteurs. Cette maladie s’est propagée dans les parcelles dont l’irrigation est assurée par les systèmes d’aspersion. Une technique efficace et moins coûteuse, mais dont les conséquences peuvent être désastreuses. En provoquant et en entretenant une humidité relativement élevée, l’aspersion crée les conditions propices de propagation du mildiou. Ainsi, la wilaya vient d’enregistrer son premier cas de mildiou, touchant la culture de la pomme de terre pour cette saison agricole. C’est la région de Bouguirat qui est actuellement touchée par la maladie, constatée dans un champ de pommes de terre dans les douars de Ketchoua et El-Merdja, où une quinzaine d’hectares a été touchée. Récemment, l’Institut national de la protection des végétaux de Mostaganem (INPV) a mis en garde, dans un bulletin d’alerte transmis aux agriculteurs, contre les dégâts que peut provoquer le parasite, principalement dans les parcelles de bas-fonds, tout en incitant les producteurs à traiter les champs par les produits phytosanitaires adéquats et aussi à procéder au ramassage des plants atteints et à les incinérer pour éviter toute contamination. Le mildiou est considéré comme un champignon nocif, principal ennemi des cultures de la pomme de terre. La wilaya compte environ 9 000 ha de culture de pomme de terre, selon la direction des services agricoles, c’est dire l’importance du risque encouru sur les tubercules arrivant à maturité dans les différentes terres agricoles des communes de Bouguirat, Sirat, Mesra… Il existe bien des solutions de prévoyance d’une telle maladie ravageuse, comme l’emploi de pesticides ou produits bio, mais les prix variant entre 2 000 et 14 000 DA par hectare ont tendance à décourager plus d’un fellah, soucieux de réduire les coûts afin d’obtenir une bonne rentabilité à la vente de sa production. n