A deux mois de l’élection présidentielle, le rythme commence à s’accélérer, à s’activer. Avec les évolutions sur le terrain partisan et le ballet des candidatures sérieuses ou folkloriques, la pré-campagne accapare déjà l’attention. Un mois après la convocation du corps électoral, il y a comme une effervescence qui s’est installée dans la perspective du scrutin. La vie politique a déjà pris les allures concordant avec l’évènement. Dans une conjoncture de précampagne pour la présidentielle, le discours converge de façon immanquable vers le grand rendez-vous du 18 avril. Et même à propos de
«l’après», devenu aussi important et suscitant l’intérêt et la curiosité que le scrutin lui-même, tant le pays est appelé à vivre des évolutions cruciales. Il est pour le moins clair que le choix du prochain président de la République suscite un intérêt palpable au sein de l’opinion nationale. La symbolique de ce poste reste irrémédiablement forte dans un pays comme l’Algérie, où le président de la République incarne la figure tutélaire par excellence. La conférence nationale inclusive qui devrait intervenir juste après le scrutin présidentiel prochain reste pour l’heure la promesse la plus engageante des candidats déclarés ou encore virtuels. Avec cette annonce, Abdelaziz Bouteflika semble avoir mis la barre très haut en s’installant dans une perspective irrémédiable de construction et de réforme. De quoi compliquer la mission des concurrents et éventuels contradicteurs. Avec une légitimité renouvelée, Bouteflika aura, en cas de gain des suffrages des Algériens, les coudées franches pour, avec le maximum de consensus, entamer une transition inéluctable. Les jours à venir devraient être riches en évènements. Les candidats devront se définir définitivement dans moins de deux semaines, d’ici au 3 mars à minuit. Et puis, attendre le verdict du Conseil constitutionnel. Après quoi, le grand jeu du sprint final devrait commencer.