Son papa est Espagnol, sa maman est Algérienne et lui joue pour l’Olympique Marseille et l’équipe de France espoirs. Maxime Lopez serait, avec Houssem Aouar, Rafik Guitane, Mehdi Lériset Victor Lekhal, parmi les cinq jeunes cibles visées par la Fédération algérienne de football (FAF) pour renforcer l’EN. Un éventuel renfort qui n’est pas à exclure, puisque Djamel Belmadi aurait pris attache avec l’international espoir français, qui devrait disputer l’Euro 2019 (16 – 30 juin) de la catégorie en Italie, afin de le convaincre de troquer la tunique des « Bleus » pour celle des « Verts ».

Le Marseillais, 23 apparitions cette saison dont 19 comme titulaire pour 1 but marqué et 3 passes décisives toutes compétitions confondues, n’a jamais fermé la porte pour ce qui est de représenter l’Algérie à l’échelle internationale. « Maman est de Béjaïa et je respecte beaucoup la sélection algérienne, ça serait un bon choix qui rendrait n’importe qui fier, on verra bien si on va me convoquer», c’était une déclaration faite par l’Olympien en mars 2018. Presque une année après, Maxime a gagné de l’expérience et sait certainement un peu plus sur la trajectoire qu’il compte donner à sa carrière sportive. Va-t-il imiter son frère aîné, Julien Baila, qui avait joué pour les Fennecs lors du Mondial 2009 des U17 disputé au Nigéria ou espérera-t-il que Didier Deshamps pense à lui pour jouer en sélection française sachant que son secteur est pléthorique et ultra concurrentiel ? Le penchant serait pour la première éventualité sachant que Djamel Belmadi, sélectionneur national, a montré son intérêt pour le milieu de terrain de 21 ans. Il aurait même pris contact avec son entourage afin de le persuader de dire « oui » au Club Algérie.

Des qualités mais rien de flamboyant
Ce qu’il faut savoir sur le lutin de 1m67 c’est qu’il est assez technique en dépit de sa petite taille. C’est quelqu’un doté d’une bonne lecture et vision du jeu. Selon, Serge Obré, responsable de l’école de foot du FC Burel avec lequel Lopez a fait ses premiers pas avant de rejoindre le centre de formation de l’OM. Le technicien parle d’un garçon qui a « un sens inné du déplacement » et sait « se servir des espaces malgré son petit gabarit.» Il y en a qui lui ont trouvé des similitudes avec un certain Samir Nasri. Un autre Franco-algérien qui a essayé de marcher sur les traces de Zidane et opté pour les « Tricolores ». A propos de Maxime, Nasri, qui joue aujourd’hui à West Ham (Premier League/Angleterre), trouve que
« c’est un bon joueur. Pour l’instant, dans le marasme olympien, il tire son épingle du jeu. Il aime bien toucher le ballon. C’est un milieu ‘’à l’espagnole’’. Moi, j’étais plus dribbleur, plus dans la percussion. Lui, il est plus passeur » en soulignant que « nos styles de jeu sont différents, c’est juste parce qu’il sort du centre de formation que les gens disent, c’est le ’’nouveau Nasri’’. C’est un beau joueur. J’espère qu’il va continuer comme ça et qu’il va rester à l’OM le plus longtemps possible.» La mise au point de Nasri est importante parce que la fibre footballistique n’est pas similaire. L’ancien sociétaire d’Arsenal et de Manchester City est d’un niveau technique largement supérieur. Il y a un bon écart dans les aptitudes footballistiques des deux produits phocéens. C’est pour dire que Maxime n’a, en tout cas, pas d’énormes chances de finir chez les Champions du Monde 2018 dans un avenir proche voire lointain. Chez « El-Khadra », il y a les Adam Ounas et les Bennacer qui ont un bagage plus fourni et n’ont rien à lui envier. En résumé, c’est Maxime Lopez qui a besoin de devenir international senior et non l’Algérie qui attend sa venue « salvatrice ».<