La présidente du Conseil national des droits de l’Homme (Cndh), Fafa Sid-Lakhdar-Benzerrouki, a procédé, hier, à l’installation de la sous-commission du Conseil chargé de la mise en œuvre de l’agenda du développement durable des années 2030 et 2063.
Présidant la première réunion de cette commission, Mme Benzerrouki a indiqué que l’installation de ce mécanisme thématique technique visait à «aménager un espace de consultation, de réflexion et de coordination pour la mise en place du plan d’action de suivi, de mise en œuvre et de réalisation des 17 objectifs du développement durable en matière des droits de l’Homme», soulignant que «les principaux objectifs ont été constitutionnalisés en 2016, notamment ceux relatifs à la couverture sanitaire, dans l’article 66, au droit à l’éducation et à l’instruction, dans l’article 65, et la non-discrimination entre les deux sexes, dans l’article 36».
La présidente du Cndh a affirmé que «l’Algérie est sur la bonne voie en termes de mise en œuvre des objectifs du développement durable», faisant part du classement de l’Algérie à la première place au niveau africain en ce qui concerne l’indice de développement humain (IDH), selon les normes des Nations unies. L’installation de cette commission s’inscrit dans le cadre «de l’application des décisions du réseau africain des instances nationales des droits de l’Homme, qui a constitué un groupe de travail chargé de l’élaboration d’une cartographie des bonnes pratiques basée sur les spécialités référentielles adoptées par l’assemblée générale du réseau en février 2018».
Composée de membres du Conseil national des droits de l’Homme et de représentants de la société civile, et présidée par Abdellatif Bendaida, membre du Conseil, cette commission œuvrera à «élaborer les recommandations et propositions à soumettre par le Conseil, sous forme de rapport, aux instances onusiennes, au gouvernement et au Premier ministre». Ce rapport portera sur tous les aspects liés aux droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux. «Le rapport annuel à soumettre au président de la République, en cours d’élaboration par six commissions permanentes spécialisées, arrive à sa phase finale», a fait savoir
Mme Benzerrouki.
Les familles doivent sensibiliser leurs enfants contre la harga
Sur la question de l’émigration clandestine, ou la harga de nos jeunes au péril de leur vie, Mme Zerrouki fait savoir qu’elle prépare une conférence nationale sur la thématique de l’émigration irrégulière, à laquelle prendront part les acteurs de la société civile.
S’adressant aux familles, la présidente du Cndh dira que ces dernières «ne doivent pas encourager leurs enfants à la harga», et qu’elles doivent plutôt «participer à leur sensibilisation» contre ce phénomène. «Les familles peuvent jouer un rôle important dans la sensibilisation de leurs enfants et les dissuader de ce choix», a-t-elle soutenu. Ajoutant que «ces jeunes peuvent bénéficier des dispositifs d’aide que leur offre le pays». «L’Etat forme et encourage les jeunes à étudier et travailler», soulignera-t-elle.