Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui, a instruit les responsables locaux du secteur de la wilaya de Tizi Ouzou à créer un service d’oncologie pédiatrique au niveau du Centre anticancer (CAC) de Draâ-Ben-Khedda, pour la prise en charge des enfants cancéreux de la région et d’éviter leur déplacement dans d’autres structures hospitalières du pays. Ainsi, il a annoncé que la gestion administrative du CAC de DBK dont le service de radiothérapie a été mis en service le 31 janvier dernier, ne dépendra pas de la gestion du Centre hospitalo-universitaire (CHU) Nedir-Mohamed de Tizi-Ouzou. Il a indiqué que la question de la gestion du CAC de Tizi Ouzou, qui a suscité une polémique au sein du secteur de la santé, sera abordée sur la table du Conseil des ministres. «Certes, la question de la gestion administrative de centre anticancer a connu un certain retard, mais le gouvernement a décidé d’ouvrir le dossier après la mise en service de cette structure de lutte contre le cancer qui est un grand acquis pour le pays», a-t-il affirmé, lors de sa visite de travail et d’inspection effectuée, lundi, au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou. Par ailleurs, l’hôte de la capitale du Djurdjura a instruit les autorités locales de transférer le service de la radiothérapie de l’hôpital de Belloua (sanatorium) vers le Centre anticancer de DBK afin d’assurer une meilleure prise en charge des malades atteints de cette maladie du siècle. Quant à la capacité d’accueil, le ministre a estimé que les trois appareils de radiothérapies dont le centre est doté permettront d’examiner 150 malades par jour. S’agissant de la mise en service en totalité de ce CAC, et après avoir assisté à un exposé explicite de la part du directeur local de la santé et de la population (DSP), le Pr. Abbès Ziri a tenu à informer le ministre que seul le service de radiothérapie a été mis en fonction, alors que le CAC sera livré en sa totalité d’ici la fin du mois de mai prochain. Un échéancier qui a été rejeté par le ministre, qui a rassuré les autorités locales que son département est prêt à mettre le paquet pour la livraison de ce centre tant attendu par la population locale, et ce, dans les plus brefs délais. De son côté, le DSP a tenu à expliquer que ce retard dans la livraison est dû à la non-disponibilité des équipements sur le marché national, ce qui a incité les entreprises chargées de la mise en place des équipements de faire recours à leur importation qui a entraîné des retards dans la livraison de ce projet. Par la suite, le ministre, accompagné du wali, Abdelhakim Chater, s’est rendu au niveau de la localité de Bouzeguène où il a procédé au dépôt de la première pierre de l’hôpital inscrit à l’indicatif de cette localité d’une capacité de 60 lits. A cette occasion, le ministre a appelé les représentants de l’entreprise nationale Cosider à laquelle a été confié ce projet de livrer cet hôpital en 24 mois au lieu de 31 mois, comme cela a été prévu. Le ministre a indiqué que l’enveloppe allouée pour ce projet est estimée à 176 milliards de dinars. Il s’est rendu dans la localité de Aïn-El-Hammam où il a déposé la première pierre des travaux de la réalisation de l’hôpital de 60 lits dont a bénéficié la commune. Hesbellaoui a donné un ultimatum de 24 mois à l’entreprise Cosider pour la livraison de ce projet. A cette même occasion, il a été interpellé par la population locale qui a soulevé les lacunes existantes au niveau de l’Etablissement public hospitalier (EPH) de Aïn-El-Hammam, qui remonte à l’ère coloniale, au vu de sa vétusté. Parmi les insuffisances auxquelles ils font face, ils ont déploré le manque de médecins spécialisés, de gynécologues au niveau de cette structure de santé qui connaît un grand afflux de malades venus de la wilaya. Ainsi, ils ont dénoncé le scanner qui est à l’arrêt depuis trois ans par manque de manipulateurs. A ce sujet, le ministre a promis de prendre en charge ce problème en mettant en place un programme de formation aux manipulateurs du scanner. Tout en ordonnant au DSP de lancer des recrutements pour remédier à cette situation. La population a interpellé le ministre sur la fermeture des polycliniques à partir de 16 heures, alors que ces structures doivent fonctionner avec un programme de permanence. Pis encore, ils ont mis au courant le ministre que certaines salles de soins de proximité qui sont équipées demeurent fermées au grand malheur des malades des localités reculées. Le ministre a rassuré les citoyens de prendre en considération leurs doléances et qu’elles seront à l’ordre du jour de la réunion de travail avec les cadres de son secteur au niveau de la salle de conférence de la wilaya. Ainsi, il est à préciser que le ministre de la Santé a inspecté l’état d’avancement de l’hôpital de 60 lits implanté aux Ouadhias dont le taux d’avancement dépasse les 65%. n