Les crimes informatiques et le crime sur la toile ont connu une accélération spectaculaire l’année dernière et ont pris de nouvelles formes et techniques de fraudes, d’escroquerie et attaques, a déclaré le contrôleur de police, l’inspecteur régional Abdeslem El-Almi, lors d’une conférence de presse de présentation du rapport d’activité 2018 concernant la région du Sud-Est. Selon le bilan dressé, les brigades de lutte contre la cybercriminalité relevant de la police judiciaire ont consigné 362 affaires à travers le territoire de compétence contre 316 en 2017, soit une hausse de 14.55 %. Les plus grandes affaires enregistrées sont liées à la violation des vies privées des individus qui a connu une hausse alarmante en 2018 ou 132 cas ont été enregistré alors que 72 seulement ont été traité en 2017, soit 83.33% de plus. Les cas d’insultes et menaces sur internet ont légèrement diminué mais restent tout de même importants avec
107 cas en 2018, contre 145 en 2017. Outre 40 affaires liées à la violation de la sécurité informatique, notamment les atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données (50 en 2017). Ainsi, 317 personnes ont été impliquées dans les affaires liées à la cybercriminalité, dont 34 hommes et 4 femmes, 86 ont été libérées. «La technologie nous a offert un nouvel espace d’informations et un milieu de communication qui malheureusement a été exploité par des personnes malsaines. Il s’agit donc d’une nouvelle forme de criminalité qui se distingue des formes traditionnelles en ce qu’elle se situe dans un environnement virtuel «le cyberspace», a expliqué le contrôleur de police. «Elle ne recouvre pas une catégorie d’infractions clairement définies mais un ensemble vague et flou d’activités illicites liées au monde de l’informatique et d’internet», a-t-il précisé. «La démocratisation de l’accès à internet et l’expansion des sites de réseaux sociaux ont été des facteurs de développement des crimes sur la toile», ajoute Abdeslem El-Almi. «Le développement rapide des sciences de l’information et des technologies de communication ont engendré la montée de la cybercriminalité », affirme-t-il. Les criminels en cyberespace maîtrisent parfaitement l’outil informatique. Devant ce genre de crime, qui se distingue par son ampleur qualitative, les services de Sûreté se sont trouvés obligés d’intégrer ce nouveau domaine.
Pour faire face à ce fléau, il faut connaître les techniques de l’informatique et des réseaux sociaux ainsi que les moyens des criminels informatiques pour pouvoir établir les mesures techniques de lutte, de protection et de prévention susceptibles de réduire les risques. La cybercriminalité devient donc globale. En tant que telle, il faut une réplique globale, lance le contrôleur régional de la police.G. C.