Une convention a été signée, avant-hier jeudi, entre le ministère de l’Industrie et des Mines et le département de la Justice. Le document destiné à l’encouragement de l’insertion des personnes anciennement détenues dans l’activité économique a été paraphé par la directrice générale de la PME, côté ministère de l’Industrie, et le directeur général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, côté ministère de la Justice. L’objectif est « l’orientation, la réinsertion socioprofessionnelle et l’accompagnement des détenus diplômés de l’administration pénitentiaire dans la création de PME , lit-on dans le communiqué publié par le département de Youcef Yousfi. L’accord entre les deux ministères porte «sur l’établissement d’une coopération entre les deux secteurs dans les domaines de l’entrepreneuriat, de la création de PME, de l’accompagnement et de la prospective». Les centres de soutien et de consultation et les pépinières d’entreprises à travers les wilayas du pays procéderont à l’organisation de campagnes d’information et de sensibilisation en faveur des détenus en fin de peine. En particulier, ceux auxquels il reste moins de 6 mois à purger et qui désirent créer des entreprises. Les détenus bénéficieront d’informations techniques et sur les procédures requises pour adhérer au monde de l’entrepreneuriat et répondre à leurs besoins en cette matière. Il s’agit également de les accompagner dans la concrétisation de leurs projets d’investissement. L’idée de réinsérer d’anciens détenus par l’entreprise est encourageante. Il reste à la concrétiser sur le terrain, qui n’est pas sans embûches y compris pour les personnes sans casier judicaire. A cette fin, les départements de l’industrie et de la justice vont installer une « commission paritaire» qui se chargera de «définir les procédures pratiques pour la mise en œuvre de cette convention». Cette commission, qui se réunira, au moins, deux fois par an, «élaborera un rapport d’évaluation annuel sur les activités organisées en termes de sensibilisation, d’information et de formation ainsi que des bilans d’actions réalisées et les projets d’investissement concrétisés». Il est à rappeler que la commission interministérielle chargée de la coordination des activités de rééducation et de la réinsertion sociale des détenus, qui concerne 22 secteurs ministériels, s’est réunie pour la dernière fois le 16 janvier dernier au titre de la «première session ordinaire de l’année 2018».
Parmi les succès enregistrés dans le domaine de la réinsertion, la formation scolaire. Durant l’année 2016-2017, 42 433 détenus ont été inscrits pour suivre leurs études dans les différents cycles, dont 34 037 en enseignement à distance, 1 150 en enseignement supérieur et 7 246 en cours d’alphabétisation, selon le ministère de la Justice. <