L’Etat continuera à accorder des aides considérables en matière de logement pour améliorer la situation sociale des citoyens. C’est ce qu’a affirmé, jeudi, le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Abdelwahid Temmar, lors d’une séance plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN),
L’Etat avait réduit légèrement sa contribution en matière de logements qu’il assumait seul, en vertu de l’arrêté ministériel du 19 juin 2017. Une décision
« due à la conjoncture difficile que traverse le pays », a justifié M. Temmar, expliquant qu’« il n’est plus possible de compter sur le financement de l’Etat » et qu’« il est temps de s’orienter vers une réflexion profonde pour trouver d’autres voies de financement ». Toutefois, le premier responsable du secteur a tenu à rassurer en affirmant que son ministère disposait actuellement de toutes les ressources financières nécessaires à la construction des logements AADL sur tout le territoire national.
Sur un total de 210 000 unités non financées, 120 000 ont été inscrites en 2018 puis 90 000 autres au titre de la loi de finances 2019, pour une valeur globale de 670 milliards de DA, sans comptabiliser les aides indirectes, soit près de 6 milliards de dollars, a-t-il chiffré. Se réjouissant, à l’occasion, que « grâce à la décision du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, tous les logements AADL restants ont été financés en vue de leur finalisation, tout en précisant que le nombre de logements non financés étaient de
210 000 unités en 2017 ».
A la question du député Hassan Aribi (Union Ennahda-Adala-Binaa) sur la véracité de l’amendement de l’article 7 du décret exécutif n 01-105 définissant les conditions et modalités d’acquisition de logements, dans le cadre de la location-vente de logements réalisés sur fonds publics,
M. Temmar a répondu en expliquant que l’article en question « n’a pas été modifié». Le souscripteur est tenu « de s’acquitter de 25% du montant global du prix de cession du logement comme première tranche. La seule modification apportée à l’article 7 du même décret vient uniquement expliquer le procédé de versement des 25%, a précisé le ministre, indiquant que ce taux est versé en quatre tranches pour alléger la charge sur le souscripteur ». Le ministre a ajouté que cet article ne concernait que les souscripteurs du programme AADL2, soit ceux inscrits en 2013, et qu’il n’est pas appliqué avec effet rétroactif aux souscripteurs au programme AADL 1 (2001). Les inscrits en 2013 sont concernés par une légère baisse des aides de l’Etat, mais le coût de réalisation reste inchangé, soit 50 000 DA/m2, a conclu Abdelwahid Temmar.F. D.