Pendant trois jours, l’entreprise publique Nadhif com a été secouée par un mouvement de protestation de ses travailleurs, qui ont observé un arrêt de travail et un sit-in dans sa cour, pour réclamer leur salaire de deux mois et la prise en compte de leur situation socioprofessionnelle.
Les protestataires ont refusé de rencontrer le chef de daïra de Sidi Bel Abbès qui était venu le jeudi après-midi discuter avec eux des possibilités de sortie de crise, en vain, ils ont exigé de rencontrer le wali à qui ils ont soulevé leurs préoccupations. Selon le représentant des grévistes, le premier responsable de l’exécutif a répondu positivement à leurs doléances et promis de les rencontrer le dimanche. De leur côté, les grévistes ont répondu à ses sollicitations et accepter de reprendre le travail. Depuis leur recrutement en 2015, les 480 travailleurs de Nadhif com n’ont pas été permanisés, ni obtenu de primes de rendement et de panier, ont-ils déploré. Ils diront travailler dans de mauvaises conditions, aucun d’entre eux n’a été vacciné contre tous les risques de contagion aux maladies transmissibles et réclament de renforcer le matériel de travail, dont la plupart est toujours en panne, par contre pour toute faute, le travailleur est passible d’une retenue sur son salaire allant jusqu’à 8000 Da. Le débrayage n’a pas été sans conséquence sur l’environnement, en effet les ordures ménagères n’ont pas été ramassées pendant trois jours et sont restées entassées dans la rue. Une situation qui a poussé les responsables de l’APC de Sidi Bel Abbès à déployer leurs éboueurs pour ramasser les déchets ménagers dans les quartiers du centre-ville, attendant la fin de la grève, alors qu’au niveau des autres quartiers, la situation n’a pas évolué. N. B.