Annoncée pour ce dimanche 10 février, la reprise de la production au niveau du complexe sidérurgique d’El-Hadjar a finalement eu lieu jeudi à 2h du matin, et ce, après un arrêt de douze jours. Mardi, les techniciens de Sider ont procédé à la mise à feu du haut fourneau, le cœur battant du complexe.
Le président-directeur général de Sider El-Hadjar, Chamsseddine Maâtallah, avait affirmé, lors d’une conférence de presse animée lundi 28 janvier, suite à l’arrêt de la production, que le complexe sera de nouveau opérationnel dimanche 10 février. «D’ici mercredi (30 janvier) soir, les eaux auront été complètement évacuées.
Nous avons un challenge, au plus tard, mardi (5 février) les équipements commenceront à fonctionner en hors connexion avec le HF2. Nous avons déjà redémarré le laminoir à chaud, le laminoir à rond à béton ce samedi. Pour l’aciérie à oxygène n°1, nous avons évacué l’eau et nous procédons actuellement à l’opération de séchage des équipements et des pièces sensibles», avait-il indiqué. Précisant que pour quinze jours d’arrêt, le complexe aura un manque à gagner sur le chiffre d’affaires de près de 2,25 milliards de dinars. Mais le challenge a été relevé en seulement treize jours, ce qui réduit les «pertes» à environ 1,95 milliard de dinars.
Quelque 270 moteurs et pièces ont étés séchés et nettoyés après les dégâts qu’a connus le complexe à l’issue des inondations qui ont amené les responsables de Sider à interrompre volontairement le process de production pour minimiser les dégâts et pouvoir relancer les machines. Pour rappel, le complexe a produit, durant l’exercice 2018, plus 706 000 tonnes d’acier, pour une valeur marchande de plus de 45 milliards de dinars.
Un chiffre bien en deçà de la feuille de route tracée par les responsables du secteur après le programme de réhabilitation de plus de 720 millions de dollars dont a bénéficié Sider El-Hadjar et qui prévoyait, en 2018, une production de plus de 1,2 million de tonnes d’acier.<