La concertation lancée par le Front de la justice et le développement (FJD), visant à s’entendre sur une candidature commune de l’opposition pour la présidentielle d’avril prochain, peut déboucher prochainement sur « une conférence nationale de l’opposition » qui scellera une démarche commune des parties impliquées par rapport au scrutin.

C’est ce qu’a indiqué, hier, à Reporters, Lakhdar Benkhelaf, député et membre du conseil consultatif du FJD, selon qui l’initiative des rencontres enclenchées par son parti se déroule le plus normalement du monde.
La date de cette conférence n’est pas encore arrêtée et tout dépendra du contenu des rencontres bilatérales, explique le même responsable. Les dirigeants du FJD ont rencontré, dans la même finalité, des acteurs politiques dont le président de Talaie El Hourriyet, Ali Benflis, le président de l’Union des forces démocratiques et sociales (UFDS), Noureddine Bahbouh, et le président du parti El Fadjr El Djadid, Tahar Benbaïbèche. Une rencontre avec l’ancien ministre et diplomate, Abdelaziz Rahabi, était programmée pour hier mercredi, ajoute la même source.
M. Benkhelaf dira que ces rencontres devront se poursuivre jusqu’à la semaine prochaine qui verra la tenue d’une rencontre à laquelle prendront part tous les acteurs politiques ayant pris langue avec le FJD. Pour le responsable du FJD, cette réunion portera soit sur la désignation d’un « candidat consensuel de l’opposition » soit sur une autre décision sur laquelle s’entendront les parties concernées par l’initiative. A la question de savoir si ces rencontres vont concerner seulement les partis qui ont annoncé leurs candidats pour la présidentielle de 2019 ou toucher même ceux qui ont annoncé leur participation au scrutin sans avoir désigné leur prétendant, M. Benkhelaf précise que l’initiative s’adresse à ce qu’il qualifie de « l’opposition sérieuse». « Nous avons déjà expliqué que cette initiative concerne l’opposition sérieuse, peu importe si le parti a présenté un candidat ou pas, comme c’est le cas pour certaines formations politiques», a-t-il affirmé. Est-ce que ces rencontres engloberont le candidat indépendant à la présidentielle, l’ancien général-major Ali Ghediri, alors qu’il est considéré comme un illustre inconnu sur la scène politique, Benkhellaf dira que
« l’opposition de Ghediri à l’égard du pouvoir ne date pas d’aujourd’hui ». « Nous pouvons arriver à une solution avec lui, nous allons lui expliquer notre initiative et on verra comment il va agir à cet égard », a indiqué M. Benkhelaf, pour qui les rencontres tenues jusque-là par le FJD « ont laissé un impact positif bien qu’il soit très prématuré de parler de leur contenu ». Des indiscrétions indiquent, cependant, que le parti d’Abdallah Djaballah n’a pas eu ce qu’il souhaitait de la part d’Ali Benflis, qui reste pour le moment, sur sa position d’attente alors qu’il a fait part de son intention de postuler à la magistrature suprême. L’ancien chef de gouvernement a préféré, expliquent encore ces mêmes indiscrétions, faire durer le suspense jusqu’à ce que le comité central de son parti tranche la question de la participation ou pas au scrutin présidentiel. Même son de cloche du côté du Parti des travailleurs.<