La station touristique saharienne de Djanet a reçu, à la mi-janvier dernier, plus de 2 100 touristes étrangers, selon le directeur du tourisme et de l’artisanat de la wilaya d’Illizi, Samir Philippon. Interrogé par l’APS, il a affirmé qu’une tendance à la hausse se dessine en ce qui concerne la fréquentation de cette partie du pays, indiquant «qu’en 2017, près de 2 200 touristes étrangers ont séjourné dans l’oasis durant toute la saison saharienne, contre seulement 1 300 en 2016». Tous les sites de la wilaya sont ouverts aux touristes à la seule exception du plateau du Tassili, a fait savoir ce responsable, en comparaison avec la wilaya de Tamanrasset, où les restrictions sécuritaires sont plus importantes.
La région du Hoggar a tout de même accueilli à la mi-janvier plus de 7 000 visiteurs nationaux, dont 2 000 en fin d’année, et quelque 1 200 touristes étrangers. «Une forte demande de séjour de visiteurs étrangers est enregistrée jusqu’au mois d’avril», a indiqué à l’agence de presse le directeur du tourisme et de l’artisanat de la wilaya de Tamanrasset, Abdelmalek Moulay. Il relève une «très bonne relance» de l’activité touristique dans la région, liant ce retour des touristes, selon l’APS, «à la décision récente du Quai d’Orsay» de «revoir à la baisse l’interdiction de séjour (Travel warning), du rouge à l’orange», encourageant ainsi ces touristes à renouer pour certains, où à découvrir pour d’autres, l’attrait et la beauté singuliers du Sud algérien.
En raison de la «prudence» observée en matière de sécurité, les périmètres touristiques ouverts aux visiteurs sont circonscrits à la boucle de l’Atakor, Tafadast la blanche et Tazrouk, a fait remarquer le responsable, soulignant que le tourisme dans la région connaît une «dynamique» et «un retour important» des nationaux depuis 2013.
«Le secteur privé est en train d’investir de plus en plus, encouragé par la résolution du problème d’eau dont souffrait la région», a-t-il ajouté pour expliquer la relance de l’activité dans le Hoggar. «Seul bémol, les prix des billets qui demeurent globalement élevés», déplore-t-il, plaidant «pour la solution des vols charters afin de booster davantage la dynamique de la relance du secteur».
Plus au nord, à Ghardaïa, le responsable du secteur parle de «saison particulièrement bonne». Khidel El-Mehdi, directeur du tourisme, qui évoque un «rush» de touristes nationaux et étrangers, avance le chiffre de
80 000 personnes ayant visité l’oasis et la vallée du M’zab.
«Depuis septembre dernier, plus de
5 000 visiteurs sont des étrangers», a-t-il avancé.
«Les mois à venir se présentent également sous de bons auspices avec 200 à 250 demandes de réservation formulées par des étrangers jusqu’au mois de mai, en plus de celles qui vont encore parvenir d’ici cette échéance», indique-t-il à l’APS.
Le même responsable se félicite que, depuis 2013, il y a «de plus en plus de projets touristiques portés par la jeunesse locale», avançant le nombre de 500 projets lancés ces dernières années.
«Nous recevons quotidiennement des jeunes qui s’informent des conditions et procédures d’investissement dans le secteur du tourisme. Nous nous en félicitons et encourageons cette tendance qui va dans le sens de la stratégie des pouvoirs publics de développer de ce secteur», conclut-il, laissant entendre que la saison touristique saharienne 2018-2019 s’annonce des plus prometteuses.<