Un incendie d’une très grande ampleur s’est déclaré, hier, au niveau de l’imprimerie Simprec, filiale des journaux El Khabar et El Watan, située dans la zone industrielle de la wilaya déléguée Ali-Mendjeli. Le sinistre s’est déclaré très tôt vers 5 heures. Le feu a très vite pris de l’ampleur pour embraser pratiquement toute la superficie sur laquelle est implanté le siège de l’entreprise. La Protection civile s’est aussitôt rendue sur les lieux avec des renforts d’Aïn M’lila, en plus des unités d’Ali-Mendjeli, du Khroub, de Constantine et d’Aïn S’mara, 56 pompiers, avec l’appui de 12 camions, des ambulances, en plus de plusieurs autres véhicules spécialisés. C’est dire l’ampleur du sinistre. L’incendie, selon les premiers éléments en notre possession, s’est déclaré au niveau du dépôt des rouleaux à impression des journaux, du stock des papiers à recycler et des machines d’imprimerie, sur une superficie de 4 300 mètres carrés.
Par chance, il n’y a pas eu de blessés parmi le personnel de l’impression Simprel ni parmi les agents de la Protection civile. Les dégâts matériels, par contre, sont très importants induisant l’arrêt de l’imprimerie qui permettait de mettre à la disposition des lecteurs de l’Est les journaux El Watan, El Khabar erriadhi, Liberté et El Khabar, bien sûr. Un journaliste du quotidien arabophone que nous avons pu joindre était très abattu, mais a rassuré quant à la disponibilité des journaux dès aujourd’hui, car l’imprimerie d’Alger va prendre en charge les tirages de l’Est durant la période d’arrêt de l’imprimerie de Constantine, qui va s’avérer apparemment très longue. Sur place, et juste après l’incendie, la police scientifique qui a pris possession des lieux, dès l’extinction des flammes, vers 8h30, pour isoler la scène du sinistre, suspecte, selon des indiscrétions, un acte volontaire, vu l’ampleur de la zone affectée alors que l’imprimerie est dotée de moyens anti-incendie modernes et conséquents. En tout état de cause, l’imprimerie Simprel de Constantine, sous gérance du journal El Khabar, n’imprimera pas des journaux de sitôt, vu que les flammes ont pratiquement tout détruit.
Dans un communiqué commun, les directions d’El Khabar et
d’El Watan affirment que les «dégâts matériels sont considérables» et que «l’imprimerie est totalement à l’arrêt» et que l’origine de cet incendie est « inconnue », et demandent aux autorités de diligenter «une enquête approfondie» pour déterminer les causes de ce drame. Elles soulignent que cet incident
« n’affecte nullement la détermination de ces deux journaux à poursuivre leurs missions d’informer objectivement leur lectorat ». Rappelons que l’association El Khabar-El Watan est née en 2006.