La deuxième édition du Festival international dédié au couscous a ouvert ses portes, hier, au Palais de la culture Moufdi-Zakaria, devant un public nombreux venu déguster les différentes spécialités de ce plat qui est en cours de classement au patrimoine immatériel  de l’humanité à l’Unesco.

Cette première journée a, cependant, été oubliée des responsables de la culture, tels que le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, absent à l’inauguration de  cet événement  qui accueille six pays étrangers dont la Palestine, en tant que pays invité d’honneur. Au programme de cette ouverture, les trois concours, à savoir amateur, professionnel et international,  qui ont été lancés en présence de l’ambassadeur de Palestine en Algérie, Louai Aïssa, qui a félicité les organisateurs pour «cette manifestation brillante et réussite ». Le public était aussi au rendez-vous et très impatient de déguster les différentes saveurs du couscous concocté par les participants, à savoir l’Ecole de Formation Jardin Secret de Tizi-Ouzou, ou encore les Pâtes Benhamadi Extra.  La conférence qui devait être animée par Farid Kherbouche, le nouveau directeur du Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH),  prévue  à l’occasion de cette journée d’ouverture  a également été annulée. Baptisée «Couscous United», à propos de la participation à cette nouvelle édition, qui s’est résumée aux pays arabes, l’organisatrice Chahra Aiouaz, qui est aussi propriétaire de la boîte Chohra Prod, dira que «c’est essentiellement à cause du manque de moyens que nous avons concentré cette participation aux pays arabes. Si on avait invité d’autres pays étrangers, il aurait fallu les prendre en charge, alors que les moyens dont nous disposons ne le permettent pas ».   Précisant : «Pour la première édition, j’ai été contrainte de  payer certaines choses  de ma propre poche car le budget que  j’avais n’a pas suffi à couvrir tous les frais.» Elle poursuivra : «Cette année encore, j’ai essayé de toucher tous les fabricants de couscous, mais je n’ai eu aucun retour, à part, heureusement, le soutien des Pâtes Extra et de Condor.
Pourtant, cet événement est très important pour  l’image de notre pays qui œuvre à inscrire le couscous dans la liste du patrimoine de l’Unesco. » Elle ajoute dans ce sillage que le plat préféré des Algériens est devenu aujourd’hui «une mode internationale, comme en France, où il est classé troisième après la paëlla. Il est aussi devenu une touche moderne et on le trouve dans plusieurs pays. Nous avons tardé pour faire le festival du couscous sachant que ce plat fait partie de notre identité et de notre patrimoine», affirmera MmeAiouaz. Avouant dans le même contexte qu’«en Algérie, nous n’avons pas beaucoup de restaurants qui sont spécialisés dans ce plat, alors que les touristes qui viennent veulent découvrir  notre coucous». L’organisatrice insiste, ainsi, sur le fait que la principale difficulté qu’a rencontré cet événement  est le financement,  en confiant que «les portes m’ont toutes été fermées au nez, surtout de la part des entreprises privées. J’ai l’impression qu’on ignore que je suis une artiste qui œuvre à la promotion du patrimoine et non une commerçante. J’attends des directeurs de la culture ou du tourisme qu’ils participent avec nous pour la réussite de cet événement, car il représente la promotion de notre identité à l’international». Il est à rappeler que cette manifestation est ouverte gratuitement au public, à partir de 10 heures au palais de la culture Moufdi-Zakaria  et cela jusqu’au 7 février prochain.n