Les contractuels du pré-emploi et du filet social sont en grève depuis deux jours. Regroupés au sein d’un «comité national», lui-même supervisé par l’Organisation nationale de la jeunesse et de l’emploi, ils ont décidé de débrayer pendant huit jours pour réclamer une amélioration de leur situation socio-professionnelle. Le collectif dénonce des «contrats de travail précaires» et réclame une embauche permanente au niveau des services et administrations qui les emploient actuellement. Les « pré-emplois» et les salariés du filet social ne sont pas à leur premier mouvement de protestation. En novembre 2018, ils avaient déjà appelé à une journée de protestation nationale, qui s’est caractérisée à Oran par une relative mobilisation contre le «marasme» qu’ils vivent et «l’indifférence» des pouvoirs publics à leur égard. Les jeunes recrutés dans ce cadre veulent, à travers l’action de contestation prévue, protester contre leur «marginalisation à travers des contrats précaires». «Aucune décision sérieuse n’a été prise pour garantir au travailleur du pré-emploi un niveau de vie digne», regrette le comité en question dans le même document.
Les grévistes sont particulièrement remontés contre les salaires de 12 000 dinars pour les diplômés universitaires recrutés via l’Agence nationale de l’emploi (Anem) et 5 000 à 8 000 dinars pour les catégories non diplômées des universités et embauchées à travers les services de la direction des affaires sociales (DAS) du ministère de la Solidarité nationale. Dans la plateforme qu’ils ont rédigée, ils souhaitent que ces salaires «ridicules», comme ils disent, soient revus à 35 000 dinars pour les pré-emplois universitaires et 25 000 dinars pour les non-universitaires. «C’est le minimum qui puisse être fait pour nous», nous dira un des concernés, convaincu de la «nécessité de faire la grève». «Nous n’avons pas de quoi menée une vie décente et ce n’est pas normal», ajoutera-t-il.