Dans sa lutte contre le criquet pèlerin, l’Algérie s’est dotée de dix bases logistiques de lutte antiacridienne, équipées de tous les moyens nécessaires pour une intervention rapide et efficace dans les différentes régions du pays. C’est ce qu’a indiqué, hier à Oran, Rabah Fillali, directeur de la protection des végétaux et des contrôles techniques au ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, à l’occasion de la tenue d’un atelier régional consacré à la lutte antiacridienne dans les pays de l’Ouest et du Nord-Ouest de l’Afrique.

Aux bases logistiques s’ajoute le laboratoire d’acridologie de Tamanrasset, «implanté dans une zone grégarigène par excellence, dans le but de prendre en charge, dans l’avenir, la recherche et la formation au niveau des biotopes acridiens et assurer un rayonnement technico-scientifique sur toute la région sud du pays», a ajouté M. Fillali.
Le responsable a affirmé que «l’Algérie œuvre à la pérennisation de la prévention et de la coopération régionale dans la lutte contre les invasions du criquet pèlerin qui menace nos pays». Pour lui, cette approche est considérée jusqu’à aujourd’hui comme «la seule et unique stratégie durable de prévention», tout en rappelant que le pays s’est engagé résolument dans la lutte préventive et continue à œuvrer, sans relâche, dans cette voie en mettant à contribution tous les moyens nécessaires. «Des efforts colossaux ont été déployés par le ministère de tutelle pour maintenir un appui permanant aux acteurs en charge de la lutte antiacridienne», a-t-il fait savoir, notant dans ce cadre, qu’un financement continu et mobilisable est assuré à «n’importe quel moment».
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique est également associé à celui de l’Agriculture pour aider le pays à se prémunir contre l’invasion de criquets pèlerins. «Les formations universitaires en la matière en master et en doctorat, assurées par plusieurs universités algériennes, témoignent de l’importance qu’accordent les pouvoirs publics à la formation et à la recherche dans le domaine de la lutte contre le criquet pèlerin», a encore déclaré
M. Fillali, notant que ces universités accueillent également des étudiants venus des pays voisins.
Pour précision, ledit événement est organisé à l’initiative de la Commission de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) de lutte contre le criquet pèlerin, chargée d’élaborer et de valider un nouveau plan de formation régional pour la période s’étalant de 2019 à 2022.<