Les prix du pétrole, à l’écoute de la crise politique au Venezuela mais aussi aux discussions commerciales entre Pékin et Washington, ont remonté hier en cours d’échanges européens, effaçant leurs pertes de la veille dans un marché sans direction forte.
Le marché aura visiblement les yeux tournés aujourd’hui (mercredi) vers les données hebdomadaires de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), qui fera état des stocks et de la production aux Etats-Unis.
Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 62,98 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 47 cents par rapport à la clôture de lundi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « Light sweet crude » pour le contrat de mars gagnait 59 cents à 55,15 dollars.
Selon les analystes de BNY Mellon, les prix, très volatils et qui ont atteint le plus haut depuis près de trois ans en janvier, sont désormais à leur niveau moyen sur 10 ans, «et ce, alors que le Venezuela, qui était encore récemment le septième plus important exportateur de l’Opep, sombre dans la crise», ont-ils souligné.
Mais d’autres investisseurs misent au contraire sur une baisse des cours, se fondant «sur les tensions commerciales, une croissance mondiale qui plafonne et une production américaine record», a énuméré l’analyste Lukman Otunuga. Il faut noter que les cours du pétrole ont terminé en baisse lundi après avoir touché des niveaux jamais vus depuis plus de deux mois, les investisseurs continuant à surveiller la crise politique au Venezuela et les discussions commerciales entre Pékin et Washington.
Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril a fini à 62,51 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 24 cents par rapport à la clôture de vendredi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « Light sweet crude » pour le contrat de mars a abandonné 70 cents à 54,56 dollars. Après avoir initialement gagné du terrain plus tôt lors de la séance londonienne, les cours ont perdu du terrain après l’ouverture des cours à New York.
« On a assisté à des prises de bénéfices de la part des courtiers après une forte progression récente », a indiqué Kyle Cooper de IAF Advisors, jugeant le marché « en consolidation ». Vendredi, les cours ont atteint des niveaux plus vus depuis novembre, sous l’effet d’anticipations de baisse de l’offre mondiale en brut. Les pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont produit en deçà de leurs objectifs de production en janvier, «car l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Koweït ont réduit leurs extractions de 610 000 barils par jour», a commenté David Cheetham, analyste chez XTB Market, citant des données de presse non officielles.