Dix-huit routes nationales et 21 de wilaya ont été bloquées suite aux intempéries ayant affecté les régions du nord du pays, a indiqué, lundi, un communiqué des services de la Gendarmerie nationale. Les wilayas concernées par ces perturbations sont Tizi Ouzou, Bouira, Jijel, El Tarf, Béjaïa, Mila, Khenchela, Guelma, Batna, Tébessa, Souk Ahras, et Bordj Bou-Arréridj, a rappelé la même source, précisant que 18 routes nationales et 21 routes de wilaya étaient bloquées au trafic en raison des chutes de neige. A Sétif, c’est surtout la région nord de la wilaya qui a connu le plus grand nombre de fermetures des routes, notamment après les chutes de neige qui se sont abattues dans la nuit de dimanche à lundi. En effet, la neige a causé la fermeture des routes notamment dans la région nord de Sétif et enclavé des dizaines de villages. Des engins de l’APC, des travaux publics et des entrepreneurs sont intervenus pour désenclaver des localités montagneuses relevant des communes de Bousselam, Aït Tizi, Aït Noual M’zada, Serdj El-Ghoul, oued El-Berd, Tizi N’béchar et Amoucha. Selon des informations en notre possession, plusieurs villages demeurent toujours isolés. Les vols programmés pour la journée d’hier ont été annulés. Par ailleurs, les écoles, collèges et lycées sont restés fermés, la neige ayant atteint 35 centimètres dans certains endroits. Ainsi, le transport scolaire et universitaire a été suspendu dans plusieurs communes de la wilaya, dont le chef-lieu de wilaya et la ville d’El-Eulma.
Les trois établissements d’enseignement supérieur implantés dans la wilaya de Sétif sont restés fermés. Même décor dans la wilaya voisine Bordj Bou-Arréridj où la neige a atteint 10 cm à certains endroits, obstruant plusieurs axes routiers névralgiques de la wilaya. Toutefois, certaines routes ont été rouvertes à la circulation, alors que d’autres sont, à l’heure où nous mettions sous presse, toujours impraticables à cause de l’amoncellement de la neige et du verglas. Selon un communiqué de la Protection civile, les axes les plus touchés par les intempéries sont Tarakabt sur le CW 43, culminant sur plus de 1 000 mètres, le CW 42 reliant Bordj Ghedir à Taglait et Kaf Boudjrioua, la RN 76, reliant Zemmoura à Guenzet, le CW 43 reliant Theniet Ennasr à Djaâfra, le CW 44 entre Djaâfra et Ouled Dahmane. Les éléments de la Protection civile ont dû intervenir pour venir en aide à des citoyens en détresse, notamment en évacuant 4 femmes et un malade, lit-on dans le document. La neige a néanmoins fait le bonheur des enfants qui ont dû sécher les cours dans plusieurs établissements des régions reculées, ainsi que les enseignants.
En Haute-Kabylie, après la neige, c’est le verglas qui s’est invité dans de nombreuses localités, causant des désagréments aux populations, et surtout aux automobilistes qui appréhendent de circuler sur des routes passablement déneigées et verglacées. Si les communes ont pris leurs dispositions, dès l’annonce par les services météo de la neige de ces derniers jours, en mobilisant des engins pour déblayer les routes et les voies d’accès vers les villages, la circulation est restée difficile hier.
Plutôt que le froid, qui ne constitue plus une crainte dans ces localités, en raison du raccordement de nombreux foyers au réseau de distribution de gaz naturel, c’est la circulation routière qui constitue une grande appréhension pour les citoyens. Ces derniers devront faire face à une autre contrainte, le verglas qui couvre les routes, rendant la circulation risquée et difficile.
«La circulation reste difficile sur quelques axes routiers, sauf pour les véhicules 4×4 ou ceux pourvus de chaînes ou de bons pneus, en raison du verglas», témoigne un citoyen d’Iferhounène, située à une soixantaine de kilomètres à l’est de Tizi Ouzou.
Du coup, les élèves n’ont pu rejoindre leurs établissements scolaires et ces derniers sont restés fermés dimanche et lundi, et peut-être même aujourd’hui, nous signale ce citoyen. Même situation dans les régions d’Aïn El Hammam, Bouzeguène, Larbaa Nath Irathen, Aït Yenni, Ouacifs, Yakouren, Idjeur… De nombreux étudiants de l’UMMTO, habitant ces localités, n’ont pu rejoindre les bancs des amphis, en raison des difficultés liées à la circulation sur des routes passablement déneigées et verglacées.<