Réunissant le travail de deux artistes, originaires de Biskra, l’exposition «Lumières des dunes» de Salim Bouhali et de Camel Mebarki, a été ouverte au public avant-hier  à  la galerie de la Fondation Ahmed-et-Rabah-Asselah, à Alger.  Ce rendez-vous, organisé également comme une exposition-vente, qui doit se poursuivre jusqu’au 3 mars prochain, présente les œuvres de l’artiste peintre Salim Bouhali, qui met en avant des œuvres figuratives et abstraites, et de l’artiste photographe d’art, Camel Mebarki, qui expose des clichés réalisés au moyen de la technique du «macro». Ainsi, lors du vernissage qui s’est déroulé samedi dernier, les visiteurs ont découvert une quarantaine d’œuvres abstraites aux couleurs vives, mais également de très remarquables aquarelles illustrant des scènes de la vie quotidienne, des rues et des paysage réalisées par  Salim Bouhali. Diplômé de l’Ecole des beaux-arts de Batna, Salim Bouhali nous explique à propos de sa démarche artistique relativement inhabituelle, consistant à travailler simultanément sur deux styles de peinture, vouloir «toujours être différent dans son travail et sortir de l’ordinaire», ajoutant qu’«à l’aquarelle il réalise des paysages d’Alger, de Béjaïa,  de Biskra… en s’installant sur place, en extérieur. Mais la peinture abstraite est faite en atelier. (il) estime que c’est une continuité du travail figuratif». L’artiste souligne, par ailleurs, que sa peinture est aussi inspirée des paysages de sa région d’origine «Biskra, et El Kantara, en particulier, qui a toujours inspiré les artistes Delacroix, Henri Matisse ou d’autres. Les couleurs de la région continuent à nous inspirer. Ces tableaux sont la traduction de ce que l’on ressent sur place». Il a précisé que la participation du photographe Camel Mebarki, également originaire de Biskra, s’est faite à la demande du peintre dans le but d’illustrer la continuité entre les deux modes d’expression artistique, les clichés surprenants de Camel Mebarki pouvant apparaître au premier coup d’œil comme étant des peintures abstraites. L’artiste a, en effet, photographié, à l’objectif 100mm macro, des réactions chimiques entre plusieurs liquides de couleurs différentes. Camel Mebarki, photographe «autodidacte», nous explique ainsi que «la technique ayant permis la réalisation des clichés m’a été inspirée par mon fils». Pour conclure qu’«il n’y a aucun traitement des photos (…) sans quoi cela aurait été du digital art, et je n’ai pas voulu faire cela».