Les 29 pays membres de l’Otan signeront mercredi prochain à Bruxelles le protocole d’adhésion de la Macédoine du nord à l’Alliance atlantique, dont elle deviendra à terme le 30e membre, grâce à l’accord conclu avec la Grèce sur son nom, a annoncé samedi l’Otan. «Le
6 février, nous écrirons l’histoire», s’est félicité le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg. «La cérémonie aura lieu au siège de l’Otan, en présence du ministre macédonien des Affaires étrangères», Nikola Dimitrov, est-il précisé dans un communiqué. Ce n’est qu’après la ratification de ce protocole par chaque Etats membres, parfois via une procédure parlementaire, que la Macédoine du nord deviendra un membre à part entière de l’Otan, a précisé un responsable de l’organisation.
«Le calendrier de ce processus dépendra en grande partie du temps nécessaire à la procédure de ratification nationale dans les capitales alliées», a-t-il précisé. Mais dans le cas du Monténégro, dernier pays à avoir rejoint l’Alliance, le processus a pris «plus ou moins un an». En attendant, la Macédoine sera autorisée en tant que pays «invité» à « participer aux réunions », mais ne sera pas incluse dans le processus de délibération.
La Grèce et la Macédoine viennent d’approuver un accord sur le changement de nom du pays en « République de Macédoine du Nord». Cet accord a permis de lever le veto grec à l’adhésion de ce pays à l’Otan et lui permet aussi d’entamer des négociations d’adhésion à l’Union européenne. La Grèce insistait sur le changement de nom de son petit voisin, ancienne république yougoslave, depuis la proclamation de son indépendance en 1991. Pour les Grecs, le terme Macédoine appartient à leur patrimoine historique et à la province éponyme du nord de leur pays.