Le coup d’envoi de la campagne de vaccination du cheptel ovin contre la peste des petits ruminants (PPR) a été donné, hier à partir de la wilaya de Sidi Bel Abbès, où le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche était en visite de travail.

Le ministre de l’Agriculture Abdelkader Bouazgui, qui avait accordé à la wilaya de Sidi Bel Abbès  100 000 doses de vaccin contre la PPR, avec 11 autres wilayas, avait assisté à la vaccination du premier agneau contre la PPR chez un éleveur de la commune de Tabia, distante du chef-lieu de Sidi Bel Abbès de 40 km vers le sud. Le représentant du gouvernement avait, lors de son point de presse, déclaré que son département avait acquis une première tranche de 5 millions de doses de vaccins anti-PPR sur les 21 millions de doses, et annonce également la réception, le 3 avril, d’un million de doses anti-aphteuses, sur les deux millions de doses acquises, attendant la réception de 8 millions de doses de vaccins contre la PPR dans les prochains jours et une autre de 8 millions de vaccins anti-PPR, en ce mois de février et en mars. Les vaccins sont acquis dans un laboratoire mondial réputé, au prix de près 600 millions de dinars, a-t-il révélé. Parmi les wilayas qui ont été dotées de lots de vaccins anti-PPR, la wilaya de Djelfa, qui a reçu 250 000 doses, Laghouat, Tiaret, Naâma, Tébessa, El Bayadh et autres wilayas, où a été enregistré le plus grand nombre de mortalités, parmi elles la wilaya de Sidi Bel Abbès, qui a enregistré la mort de 3 472 agneaux et de 171 chevreaux appartenant à 216 agriculteurs, suite aux deux épidémies. La wilaya de Sidi Bel Abbès compte 950 000 têtes ovines et 25 000 bovines dont 3 vaches ont péri de la fièvre aphteuse. Le ministre de l’Agriculture indique que toutes les dispositions ont été prises et les moyens mobilisés pour mener à bien la campagne de vaccination de l’important cheptel ovin à travers le territoire national et aussi pour cerner les deux épidémies. Il se dira content de la conscience des éleveurs et pour leur collaboration, ce qui a réduit de l’ampleur de l’épidémie et des pertes.
Il soulignera également que le 1,400 million doses de vaccins anti-aphteux, qui était disponibles, ont paré contre la contamination des bovins de la maladie contagieuse. Au sujet de l’indemnisation des éleveurs concernés, le ministre expliquera que ses services vont prendre en compte les procès-verbaux de constatation établis par les services vétérinaires. Le ministre de l’Agriculture avait présidé, dans la matinée, la Journée nationale sur les légumes secs organisée par le Conseil national interprofessionnel de la filière légumes secs en collaboration avec la Chambre de wilaya de l’agriculture.
Dans son discours, le représentant du gouvernement a mis en exergue la stratégie du gouvernement pour le développement du secteur agricole qui a donné de bons résultats sur terrain, indiquant que l’Etat avait mobilisé 3 000 milliards DA et les moyens de soutien pour l’amélioration des conditions de vie dans le milieu rural et amélioré aussi les revenus des agriculteurs et éleveurs et a résorbé le chômage. Cette stratégie de développement agricole a fait que ce secteur participe à 12,3% des recettes nationales brutes et une valeur productive de 3 216 milliards de DA. La filière des légumes secs, produits stratégiques pour l’économie algérienne, s’est développée dans 25 wilayas sur une superficie de 112 000 ha en 2018, ouvrant
200 000 postes d’emploi, et donnant une récolte de 1,3 million de quintaux, d’un coût de 16 milliards de DA, contre une production de
219 000 quintaux en 2000 sur une superficie de 63 000 ha. Les décideurs comptent cultiver 120 000 hectares dans le court terme.
Dans la wilaya de Sidi Bel Abbès, la production des légumes secs a atteint 25 279 quintaux sur une superficie de 2 536 ha et sera élargie à 3 100 ha au cours de la prochaine saison. La wilaya se classe 2e au niveau national en matière de production laitière avec 170 millions de litres de lait en 2018, 3e place dans la production de l’orge avec 1 million de quintaux et 5e dans la production de l’avoine, ce qui fait d’elle un
pôle agricole par excellence, a-t-il conclu. n