La direction du commerce de la wilaya d’Alger (DCA) vient de dresser un bilan peu réjouissant sur les transactions et les activités commerciales durant le mois de janvier. Il en ressort que le nombre d’infractions relevé est de 2 238 pour un montant de défaut de facturation de 134 440 022,02 dinars (près d’un milliard de dollars). Quant aux pratiques illicites, elles ont atteint 69 414,00 dinars et le montant des saisies 12 324 868,75 dinars. Le nombre de propositions de fermeture de locaux est de 152. Le bilan du contrôle économique et de la répression des fraudes fait également état de 17 765 interventions. Encore une fois, les factures qui doivent faire office de justificatif posent problème. Dans beaucoup d’activités, la facturation ne fait pas partie des normes et des règles commerciales. Elle constitue pourtant un document détaillant les prestations exécutées ou les marchandises livrées. Elle permet de donner un cadre aux conditions juridiques et commerciales d’une transaction. Ne pas facturer comporte des risques, et les opérateurs le savent. Les infractions aux règles commerciales et d’hygiènes sont nombreuses. Et plus elles sont nombreuses, moins les résultats sont bons. Face à ce bilan, la direction du commerce de la wilaya a décidé d’agir sur plusieurs fronts. Elle a rappelé, dans un communiqué, que la prévention nécessite des mesures à tous les stades de la chaîne alimentaire, depuis la production jusqu’à la transformation, la fabrication et la préparation des aliments. Diverses précautions sont à prendre pour éviter toute contamination des aliments, et donc assurer leur salubrité. Il est nécessaire de vérifier les dates de péremption des aliments pour s’assurer qu’ils sont comestibles, de ne pas rompre la chaîne du froid des aliments, en particulier les surgelés qu’il faut acheter au dernier moment et placer au frais le plus rapidement possible, de cuire les aliments à des températures adéquates, de respecter les règles élémentaires d’hygiène en veillant à la propreté de la vaisselle et des mains, de jeter toutes les conserves bombées et respecter les normes (température, temps) de stérilisation des conserves ménagères et de conserver les aliments à l’écart les uns des autres pour éviter la contamination croisée, source de prolifération des germes. Mais, comme beaucoup d’autres organismes, la DCA n’est pas écoutée, prêchant dans le désert. Elle n’en fait pas pour autant un drame ! Dans une économie mal structurée et où de nombreux maillons, pourtant indispensables, manquent encore à l’appel, elle n’y peut rien en réalité. Le diagnostic a déjà été posé et le moment d’agir est venu. Le diagnostic porté par des experts souligne le fait que le retard pris dans le processus de diversification économique et dans la réorganisation du commerce interne, et la faiblesse des exportations hors hydrocarbures tient, pour une part significative, au syndrome hollandais (des économies dotées de ressources naturelles abondantes et qui tendent à connaître une croissance faible) et à l’existence d’un marché informel rendant le marché local plus attractif et plus rentable (défaut de facturation, pas de traçabilité fiscale et sociale…).
Le système économique reste fondé sur la mono exportation des hydrocarbures.
Il s’est révélé structurellement défaillant. Et cela a conduit à une dépendance très forte de l’économie aux importations. Il serait très difficile de s’en défaire ! n