La loi de finances 2019 a été débattue mardi dernier par les professionnels de l’économie, l’industrie et les finances de Sidi Bel Abbès.
Une journée d’étude, organisée par la Chambre de commerce et d’industrie Makara de Sidi Bel Abbès à la salle de conférence de l’hôtel Eden, a été animée par Benali Ibrahim, directeur des relations publiques et de la communication au niveau de la direction générale des impôts près le ministère des Finances, avec la participation des représentants du Conseil national de la comptabilité, des opérateurs économiques et industriels, et des représentants des directions de wilaya des douanes et des impôts.
L’intervenant a expliqué que la journée d’étude a pour objectif de rencontrer les opérateurs économiques et les élus de la wilaya, afin de les mettre au courant des dispositions de la loi des finances 2019 et ses objectifs, écouter leurs préoccupations et leur apporter des réponses et, par ailleurs, transmettre leurs doléances aux décideurs.
La nouvelle loi a pour objectif, selon l’expert financier, de rationaliser les dépenses, notamment de fonctionnement, de promouvoir la production nationale, dans le but d’encourager l’investissement local et la production nationale, et de préserver le pouvoir d’achat des couches démunies de la société, en réservant plus de 1 763 milliards de DA aux transferts sociaux, soit 21% du budget de l’Etat, dont 445 milliards de DA pour soutenir les familles, 335 milliards DA pour la santé, 300 milliards pour l’habitat et 290 milliards de DA affectés aux retraités.
Outre le financement à moyen terme des dépenses de fonctionnement par la fiscalité ordinaire, qui a réalisé en 2019 une recette de 3 800 milliards DA, soit 60%, la fiscalité pétrolière est de l’ordre de 2 700 milliards DA, soit 40%. Il révèlera que les dépenses de fonctionnement sont de l’ordre de 6 000 milliards de dinars.
La loi des finances 2019 prévoit également d’assurer une solidarité intercommunale à travers la caisse de solidarité des collectivités locales, alimentée par une partie du recouvrement des impôts et taxes et autorise les communes, en excédent de ressources, à subventionner les communes pauvres dans la réalisation de projets d’envergure qu’elle consacre au développement local.
Parmi les dispositions de la loi de finances 2019, s’inscrivent également des mesures de simplification pour promouvoir aussi le commerce extérieur, indiquera le conférencier. Il annoncera dans ce contexte que 93% des exportations sont des hydrocarbures, alors que 7% sont hors hydrocarbures, ce qui impose l’encouragement des exportateurs algériens. La lutte contre la fraude et l’évasion fiscale est une autre mesure prévue par la loi de finances. Les débats étaient ouverts pour permettre à l’assistance de mieux s’imprégner des explications sur la nouvelle loi des finances. n