Impressionnant depuis le début de la Coupe d’Asie des nations 2019 abritée par les Emirats arabe unis (5 janvier – 1er février), le Qatar a remporté le tournoi décrochant le premier sacre continental de son histoire. Hier, en finale disputée face au Japon, quadruple vainqueur de la compétition, «Al-Annabi» a fait preuve de maîtrise totale en s’imposant sur le score de 3 buts à 1.

Les poulains de Felix Sanchez n’ont pas été vraiment inquiétés. Sauf lorsque les Japonais ont réduit la marque à la 69e minute. Takumi Minamino avait relancé quelque peu le suspense en répondant aux réalisations de Almoez Ali (12’), meilleur buteur de l’épreuve (8 pions), et Abdelaziz Hatim (27’). C’était avant qu’Akram Afif ne scelle définitivement la partie en transformant un penalty à la 83e minute. Avant d’atteindre l’étape ultime contre les « Samouraïs», les Qataris ont terminé premiers du groupe « F » avec un carton plein dans une poule où figurait l’Arabie saoudite notamment. Un premier tour marqué par le choc tendu entre les deux nations arabes à cause de la crise du Golfe. Des tensions diplomatiques qui perdurent depuis avril 2017. Sur le rectangle vert, les coéquipiers de l’Algérien Boualem Khoukhi, qui joue au Qatar avec son compatriote Karim Boudiaf (naturalisés), ont eu le dernier mot en l’emportant 2 buts à 0 pour s’approprier le leadership et se hisser en huitièmes.

Des chiffres impressionnants
Dans la phase à élimination directe, l’Irak était la première victime (1/0) puis la Corée du Sud qui a eu le droit au même tarif en quarts. Vint alors l’affiche des demies contre les Emirats arabe unis, pays hôte et fort du soutien du public. La facture était sans appel : succès 4 buts à 0 pour éliminer les Emiratis, qui ont font partie des pays boycotteurs du Qatar, chez eux et aller défier les Nippons pour l’ultime étape avec des filets toujours inviolés et une ligne offensive qui venait de frapper par 16 fois en 6 sorties. Avec la meilleure attaque (19 buts) et la défense la moins perméable (1 but concédé), le Qatar ne pouvait que soulever le trophée. C’est ce qui est arrivé. La copie est là : un parcours sans défaite pour l’ancienne sélection de Djamel Belmadi, actuel driver des « Fennecs », victorieuse lors des 7 duels dans cette messe asiatique. Depuis des années, le Qatar travaille pour bâtir une sélection capable de rivaliser avec les meilleures sélections du continent. Elle y est parvenue grâce à une politique de formation de qualité. Et ce, bien que certains lui reprochent le fait de naturaliser des joueurs. Mais il faut savoir que l’effectif actuel a, dans sa majorité, était formé dans l’Academy d’Aspire. Les Qataris ont avancé en travaillant en silence. Ce triomphe retentissant se chargera de faire du bruit.