C’est demain, vendredi, à l’occasion de la tenue d’une session du conseil national du Mouvement populaire algérien (MPA), que son président Amara Benyounès clarifiera sa position vis-à-vis de la présidentielle.

Le chef du MPA est attendu depuis plusieurs semaines pour expliciter la position de son parti vis-à-vis du scrutin présidentiel, mais aussi sur son soutien ou non à une autre candidature du président Bouteflika. Pour rappel, Amara Benyounès est le seul membre de l’Alliance présidentielle à n’avoir pas appelé le chef de l’Etat à se représenter. Contrairement à ses collègues de ce conglomérat, M. Benyounès a préféré tomporiser. Quelles sont les raisons qui ont poussé le chef du MPA à décaler sa position sur celle de sa famille politique. Tout porte à croire que son éjection du gouvernement et l’absence de ministres de sa formation au sein de l’Exécutif est pour beaucoup dans la position du MPA. Ou alors avait-il des doutes sur les véritables intentions du président ? Difficile d’être affirmatif, surtout que le MPA devra, selon des échos, renouveler son soutien au chef de l’Etat, mais aussi son appel à sa candidature. Car, à l’issue des rencontres organiques des partis de l’Alliance, une rencontre au sommet est prévue le 9 février, comme annoncée par le coordinateur du FLN, Mouad Bouchareb, pour accorder leurs violons et s’engager dans la campagne électorale en faveur du candidat Bouteflika, lequel devrait se prononcer sous peu si l’on se fie aux préparatifs constatés dans les formations qui lui sont totalement acquises. C’est dans cette optique que le MPA, le RND et le TAJ tiendront des rencontres internes pour dégager une seule et unique position que ces formations, au côté du FLN, devraient défendre. Sans trop s’attarder sur les conseils nationaux de ces formations, une seule et unique option est déjà défendue. Partant des différentes déclarations de ces partis, la candidature du chef de l’Etat est quasiment actée. « Nous allons appeler à l’unisson pour sa candidature », nous confie un militant du MPA. Une information que confirme, par ailleurs, un responsable au sein de TAJ d’Amar Ghoul. « Il est impensable pour l’Alliance d’adopter une quelconque autre position », a-t-il dit, estimant que tant que le chef de l’Etat n’a pas dit son dernier mot, « nous allons le solliciter pour rempiler ». Ce sera donc à partir de la semaine prochaine que les choses vont encore s’éclaircir. Avec l’annonce de l’Alliance, et à l’approche de la date fatidique pour le dépôt des candidatures, prévue le 3 mars, c’est tout le brouillard qui rend difficile toute compréhension de la scène politique qui se dissipera. n