Encore une fois, l’international algérien Riyad Mahrez est resté sur le banc lors de Newcastle – Manchester City disputé mardi soir à Saint James Park. Un duel, comptant pour la 24e journée de Premier League, marqué par la défaite (2/1) des siens qui ont manqué l’occasion de mettre la pression sur Liverpool FC, leader, et revenir provisoirement à une longueur. Son entraîneur Pep Guardiola a consommé les trois changements autorisés et le « Fennec » n’était pas parmi eux. C’est le troisième match de suite en championnat où le gaucher ne joue pas
la moindre minute. Assez pour susciter certaines craintes pour le natif de Sarcelles (Paris) qui peine à se faire une place permanente dans un effectif pléthorique.

Le 30 décembre 2018, lors d’un déplacement de City à Southampton (victoire 3 buts à 1), Mahrez quittait la pelouse à la 84e minute pour laisser sa place à Laroy Sané. Le tout, sans vraiment briller. Depuis, le « Vert » n’a plus joué la moindre minute en championnat ni contre Liverpool, ni Wolverhampton et encore mois lors du voyage à Huddersfiled Town duquel il ne faisait même pas partie.
Une absence de la feuille de match qui avait fait jaser. Cependant, son coach a tenté d’expliquer que c’était du turn-over pur et simple en déclarant que « Mahrez n’est pas blessé. C’est seulement la rotation. Non, il n’y a pas d’autres raisons à son absence. » Une justification brève. Extrêmement courte même qui montrerait, peut-être, que Pep ne calcule pas trop le joueur qu’il a fait venir l’été dernier contre un chèque de 68 millions d’euros. Le plus gros jamais dépensé par les « Citizens » depuis la venue des propriétaires Emiratis.

Coupe, la moitié pleine
Même s’il est le transfert le plus cher des « Sky Blues », l’ancien ailier de Leicester City n’a pas de traitement de faveur par le technicien espagnol qui attend certainement plus de lui. Et ce, en dépit de statistiques plus qu’appréciables affichées par le numéro 7 d’« El-Khadra ».
Mahrez a joué 32 matches toutes compétitions réunies inscrivant 9 buts et distillant 10 passes décisives dont deux dernières en coupes nationales face à Burton Albion (EFL Cup) et Burnley (FA Cup). Deux sorties dans lesquelles le Dz était dans le onze de départ. Est-il en train de devenir un joueur de coupes ? Si c’est le cas, son driver va-t-il compter sur lui pleinement en Ligue des Champions UEFA ? Une épreuve dans laquelle il a joué 5 matchs sur les 6 de la phase de poules pour une copie individuelle de une réalisation et 4 offrandes. La réponse, on l’aura le 20 février prochain à l’occasion des huitièmes de finale « aller » de la C1 face à Schalke 04.

Un mal pour un bien ?
Se retrouvant dans un compartiment offensif ultra-concurrentiel, le milieu offensif qui aura 28 ans le 21 février prochain est en train de céder du terrain à Raheem Sterling et Leroy Sané souvent alignés dans le « starting XI ». Toutefois, il faut savoir que les débuts de celui qui a été formé au Havre AC ne sont pas si catastrophiques que sa situation le laisse croire. Il faut -par exemple- savoir que Sterling, aujourd’hui plan permanant des Mancuniens, a connu une première saison plus compliquée en provenance de Liverpool. En 57 apparitions en 2015-2016, il avait fait trembler les filets 12 fois seulement et été dernier passeur à 12 reprises uniquement. En comparant avec la copie de Riyad, on voit clairement que l’Algérien a fait en une moitié de saison ce qui a requis toute un exercice pur l’Anglais. Oui, Mahrez ne joue pas beaucoup dans le challenge national (19 apparitions dont 10 titularisations avec une moyenne de 49 minutes/rencontre) mais son équipe est engagée sur 4 fronts et il aura certainement du temps à passer sur les pelouses pour garder le rythme tout en évitant de malmener son organisme. Sachant que l’EN disputera la Coupe d’Afrique des nations 2019 l’été prochain en Egypte (21 juin – 19 juillet), avoir un Mahrez avec de bonnes sensations et frais physiquement pourrait peser dans le parcours de la sélection. C’est le bon coté des choses. Pour le plan psychologique en revanche, l’espoir est d’avoir un Riyad serein qui sait qu’il fera toujours partie de l’échiquier de son entraîneur en club pour la saison à venir. En quatre mois, ça peut aller très vite. Dans un sens comme dans l’autre…