Indépendance, formation, révision des listes électorales… sont autant de sujets abordés, hier,  par le président de la Haute instance indépendante  de surveillance des élections Abdelwahab Derbal,  pour dire que son organisme est prêt à assurer la «compétition» électorale dans la transparence.

La Haute instance indépendante de surveillance des élections (Hiise), présidée par Abdelwahab Derbal, veut perfectionner sa prestation et a adopté un futur plan d’action. Elle veut éviter les erreurs du passé pour accomplir parfaitement sa mission lors des prochaines échéances.
Le président de Hiise, invité hier du Forum d’El Moudjahid, fera savoir que «ce sera une première pour l’Algérie, vu que le scrutin présidentiel du 18 avril 2019 se déroulera sous la supervision de la Haute instance indépendante de surveillance des élections». D’ailleurs, il s’est plaint par le passé d’un manque de moyens humains et matériels. Mais il assure que le ministère de l’Intérieur avait répondu favorablement aux doléances de la Hiise. Cette instance va ainsi superviser sa troisième élection depuis son installation en 2017.
Dans le souci d’améliorer son travail et afin d’être à la hauteur des attentes des partis politiques et de l’administration, Derbal dira que « l’instance a organisé plusieurs cycles de formation durant toute l’année 2018 au profit de ses membres sur l’opération électorale et l’usage des moyens de surveillance ». Il assure que « la Hiise jouit de l’autonomie financière et de gestion et est dotée de larges prérogatives pour veiller au déroulement des consultations électorales dans la transparence, la probité et la neutralité de la convocation du corps électoral jusqu’à la proclamation des résultats du scrutin ».
Assainissement du fichier électoral
Dans ce contexte, il a indiqué que « l’assainissement du fichier électoral, qui est une opération continue, aura un impact positif sur le déroulement de l’opération de vote, ce qui contribuera à rassurer à la fois l’électeur et le candidat ». Il a fait savoir, dans le même contexte, que son instance continue, en coordination avec le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, à déployer tous ses efforts pour corriger les erreurs précédentes, notamment radier les personnes décédées, n’inscrire qu’une fois les personnes sur les listes. Par ailleurs, les listes électorales sont, ainsi, dressées et révisées dans chaque commune sous le contrôle d’une commission administrative électorale composée d’un magistrat désigné par le président de la cour territorialement compétente pour présider la commission, du président de l’Assemblée populaire communale (APC), du secrétaire général de la commune et de deux électeurs de la commune, désignés par le président de la commission. Près de 140 personnes, selon les derniers chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur, ont retiré officiellement les formulaires de souscription individuelle, indispensables pour la constitution des dossiers de candidature à la prochaine course vers le palais d’El Mouradia. Ils font déjà le buzz sur les réseaux sociaux et leurs déclarations devant les caméras de télévision suscitent des éclats de rires chez les téléspectateurs et les internautes qui visionnent, par centaines de milliers, les enregistrements diffusés sur YouTube. Il faut dire que même Derbal s’est étonné de ce rush et de « certaines déclarations » faites par les candidats. Cela dit, il dira que la loi est claire et la Constitution exige que le candidat à la présidence de la République jouisse «uniquement de la nationalité algérienne d’origine et cela en plus de la limite de l’âge qui est de 40 ans minimum». Sans s’étaler sur les autres conditions, l’interlocuteur affirmera que « le champ est ouvert à tout candidat qui bénéficie de ces conditions qui sont inscrites dans la Constitution ».