Le Conseil national des praticiens de la santé publique (SNPSP) compte tenir, en février prochain, une session extraordinaire de son Conseil national qui réfléchira sur le plan d’action à dégager pour pousser la tutelle à satisfaire les revendications des professionnels du secteur, nous a révélé hier le président du SNPSP, Lyès Merabet.
Pour arrêter la date de cette session, le bureau national de cette organisation tiendra une réunion le 4 février, a souligné M. Merabet. «Le bureau national décidera de la date de la tenue de la session extraordinaire. J’espère qu’elle aura lieu entre le 15 et le 20 février », a-t-il indiqué. « Bien qu’il y ait toujours un contact avec le ministère de la Santé, à travers des négociations avec la commission centrale installée par la tutelle, il faut dire qu’on n’est pas satisfait. Nous n’avons eu droit qu’à une réunion tous les six mois, et la dernière a été tenue au mois de septembre dernier. Nous voulons un dialogue concret et non des réunions alibi », dira notre interlocuteur pour justifier la tenue d’une session extraordinaire. «Nous remarquons que la tutelle prend en charge les problèmes du secteur hospitalo-universitaire beaucoup plus qu’elle ne le fait avec le secteur de la santé publique auquel nous appartenons. Nous voulons l’instauration, comme cela a été déjà convenu d’une commission pour la prise en charge des problèmes de la médecine générale ainsi que ceux de la médecine dentaire, nous voulons aussi l’instauration d’une commission pour trancher les textes d’application liés à la nouvelle loi de santé », réclamera Lyès Merabet.
A ces revendications, s’ajoute celle relative à la révision du statut des professionnels de la santé du secteur public.
Les textes relatifs à ce volet
« n’ont pas été enrichis depuis leur promulgation en 2008, faisant que notre secteur devienne peu attractif et pousse un nombre important de professionnels à opter pour le privé ou pour l’exercice dans d’autres pays », explique le président du SNPSP. « Dès le début du mois de janvier, nous avons demandé le lancement des assemblés générales au niveau national pour être à l’écoute de nos adhérents qui sont actuellement au nombre de
12 000. Leurs doléances seront prises en compte dans les décisions que prendra le Conseil national lors de sa session extraordinaire. Le recours à la grève n’est pas exclu, tout comme le recours à d’autres formes de protestation. Mais c’est au Conseil national que reviendra le dernier mot quant à l’action future de notre syndicat », conclura M. Merabet.