Les éléments de la Protection civile de la wilaya d’Annaba sont intervenus, dans la soirée du lundi 28 janvier, à une cinquantaine de mètres au large de la plage de Oued Laghnem (dans la commune de Chetaïbi) pour repêcher la dépouille mortelle d’un trentenaire.
C’est suite à un appel passé par un groupe de jeunes qui avaient aperçu, de loin, un cadavre flotter sur l’eau, que les sapeurs-pompiers se dépêchèrent sur les lieux vers les environs de 19 heures. Selon l’un des jeunes présents sur la plage, lorsque les sapeurs-pompiers l’ont repêché, l’état de décomposition de la dépouille était tel qu’on apercevait la quasi-intégralité de son squelette. Le cadavre non identifié a été transporté à la morgue du centre hospitalo-universitaire Ibn-Rochd, dans le chef-lieu de la wilaya, où six autres cadavres, dans le même état avancé de décomposition, attendent d’être identifiés depuis près d’un mois. Ces sept cadavres pourraient appartenir aux harraga disparus en novembre 2018. Deux expéditions ayant pris le large à partir des plages d’Annaba avaient connu un triste sort, les 14 et 15 novembre 2018. La première barque de la mort avait à son bord sept personnes, originaires d’Annaba et des wilayas limitrophes, alors que la seconde transportait treize jeunes tous originaires de la commune de Raïs Hamidou. La totalité des passagers de la première expédition avaient disparu, alors que la seconde compte trois survivants. Trois dépouilles ont été retrouvées et identifiées. Il s’agit d’un Annabi et de deux Algérois. Ainsi la première expédition compte toujours six disparus et la seconde en compte huit.
Ces cadavres sont impossibles à identifier par les méthodes traditionnelles, puisque l’état de décomposition ne permet pas aux familles des disparus de déterminer s’il s’agit de leurs proches ou pas.n