«Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a accordé un budget de 3,6 milliards de centimes à la wilaya d’Annaba pour prévenir et lutter contre les inondations», a indiqué le wali Toufik Mezhoud, lors d’une tournée menée à travers les différentes cités de la wilaya pour constater l’étendue des dégâts provoqués par les fortes précipitations qui se sont abattues sur Annaba ce dernier week-end.
Ce budget sera exploité immédiatement pour éradiquer les points noirs recensés par la direction de l’hydraulique, a encore indiqué le chef de l’exécutif local, qui s’était rendu au chevet de la famille de l’une des victimes emportées par les eaux pluviales vendredi à Boukhadra. Le bilan de la Protection civile d’Annaba a fait état de quatre morts en lien (direct ou indirect) avec les inondations qu’a connues la wilaya ce dernier week-end. Pas moins de 320 interventions ont été opérées par les sapeurs-pompiers pour venir en aide aux rescapés de cette catastrophe. Le même bilan assure que 290 personnes ont été évacuées de leurs domiciles submergés par les eaux pluviales.
Les opérations de pompage des eaux se poursuivent encore au niveau de plusieurs cités, à l’image de celles du 1er-Mai, Essarouel, Laalalig, Rym, Attoui Salah, 20-Août, Mars Ammar, 150, 200, 300 et 502/Logements d’El-Hadjar.
Plus d’une cinquantaine de véhicules ont été engloutis par les crues des oueds de la wilaya.
La direction des travaux publics de la wilaya d’Annaba a fait état de graves détériorations des routes nationales et des chemins de wilaya à Annaba.
«Le coût de ces dégâts a été estimé à près de 700 millions de dinars. Nous avons envoyé au ministère du Transport et des Travaux publics un rapport détaillé comprenant la fiche technique des travaux nécessaires à la réhabilitation des routes et chemins endommagés», a affirmé le même responsable.
Le secteur de l’agriculture n’a pas été épargné par les inondations. Berrahal, Chorfa et Oued Laned ont été les trois communes les plus sévèrement touchées. Rien qu’à Chorfa, le P/APC a indiqué qu’une centaine de têtes de bétail (bovin et ovin) a été emportée par les eaux et que 300 hectares de blé ont été détruits.
Dans le même contexte, quatre groupements scolaires, trois CEM et deux lycées sont paralysés à El-Hadjar, suite à la montée des eaux.
A l’heure où nous mettions sous presse, les opérations de pompage se poursuivaient. Ces écoles ne pourront pas être opérationnelles avant la fin de cette semaine, avons-nous appris.n