La Roma, qui restait sur trois victoires d’affilée en Serie A, a vécu l’enfer en seconde période à Bergame (3-3) hier, sur le terrain de l’Atalanta. Elle manque l’occasion de distancer un concurrent direct dans la course à la Ligue des champions. Trois buts d’avance à la 40e minute, un Dzeko décisif pour la première fois depuis près de trois mois… tout semblait réuni pour que la Roma vive un dimanche après-midi tranquille dans la douce Bergame. La large victoire qui paraissait se dessiner lui aurait permis de repousser à cinq points un « adversaire redoutable » (7e), dixit son entraîneur, dans la course à la quatrième place. Mais les Giallorossiont tout gâché dans la cité lombarde (3-3).
À mesure que les éléments se déchaînaient, ils ont peu donné l’impression de perdre tout repère. La tête de Castagne (45e, 1-3) a redonné espoir à l’Atalanta à quelques secondes seulement de la mi-temps, avant qu’un autre défenseur, le Brésilien Toloi, ne laisse Olsen sans réaction sur sa ligne de but à l’heure de jeu (59e, 2-3). Le match était alors totalement relancé, et c’est très logiquement que l’inévitable Zapata a égalisé 12 minutes plus tard (71e, 3-3), quelques secondes seulement après avoir raté un penalty.
Di Francesco et les Romains avaient donc bien raison de se méfier de la meilleure attaque de Serie A (47 buts, six de plus que la Juventus), qui ne cesse d’empiler les buts ces dernières semaines (16 sur ses quatre derniers matchs de championnat, dont six pour le seul Zapata). Ce n’est que la deuxième fois de son histoire, la première depuis 1992, que la Dea comble un tel retard en championnat. Ce nul ne fait ni ses affaires, ni celle de la Roma (5e) dans la course à la Ligue des champions. Mais on imagine que les deux équipes s’en contenteront au regard du scénario du match.