Quatre policiers ont été tués hier dimanche dans deux explosions successives revendiquées par le groupe Etat islamique (EI) contre un poste de sécurité à l’entrée d’un ancien bastion jihadiste au nord de Bagdad, ont indiqué des sources policières et médicales. «Vers 08H00, les policiers prenaient leur service dans un poste à l’entrée sud de Sharqat», à environ 250 km au nord de Bagdad, a rapporté à l’AFP Ali Dodah, le maire de cette localité reprise au groupe Etat islamique (EI) à l’automne 2017. «Une bombe a explosé, tuant deux policiers et blessant huit autres», a-t-il ajouté. Un bilan confirmé par un officier de police sous le couvert de l’anonymat. Alors que des renforts et des secours arrivaient, «une seconde bombe a explosé environ une heure et demie plus tard», a ajouté M. Dodah. «Deux policiers ont été tués et trois autres blessés», a indiqué l’officier de police. Des sources médicales ont confirmé les bilans des deux explosions. Quelques heures plus tard, l’EI a revendiqué dans un communiqué cette attaque. En décembre 2017, l’Irak a annoncé la «fin de la guerre» contre l’EI, chassé de l’ensemble des zones urbaines et peuplées qu’il contrôlait depuis 2014. Des cellules jihadistes sont toutefois encore présentes dans le pays notamment dans les zones désertiques ou montagneuses, aux abords de Sharqat. Chaque semaine, des sources policières font état d’enlèvements, notamment de bergers, d’assassinats, en particulier de responsables locaux, ou d’attentats dans la zone centrale de l’Irak, dans les provinces de Salaheddine et de Kirkouk. Jeudi, par exemple, l’explosion d’une voiture piégée avait tué un policier près de Hawija, également l’un des derniers bastions repris à l’EI dans la zone.n