Avec une superficie de près de 5 000 ha dédiés aux agrumes, la wilaya de Tipasa a réussi à se hisser à la 3e place au niveau national, après Blida et Mostaganem, avec une production cette année de plus de 1 300 000 quintaux, tous produits confondus, selon les responsables du secteur. Ces derniers déplorent, toutefois, que 80% de la production soient consacrés aux variétés précoces d’oranges avec, en top liste, la Washington et la Thomson.
En raison de la saturation du foncier agricole, les agriculteurs ont de plus en plus recours au système de culture intensive, même si, selon certains spécialistes, cette nouvelle tendance aura, plus tard, des répercussions négatives sur les sols et l’environnement de manière générale. Pour le moment, le souci des fellahs et des responsables est de produire plus pour couvrir les besoins, mais aussi pour envisager l’exportation en recourant davantage à l’étalement de la production.
Le recours aux variétés tardives est dans l’air du temps, actuellement, au niveau des 500 nouveaux hectares plantés depuis 2014. Dans cet entretien, Hamid Bernaoui, secrétaire général de la Chambre de l’agriculture de la wilaya de Tipasa (CAW) nous explique les raisons de cette surproduction, les contraintes et autres problèmes auxquels sont confrontés les agrumiculteurs ainsi que les perspectives du développent de la filière qui, avec les produits maraîchers, constitue une des spécificités agricoles de la wilaya de Tipasa.n