Après le mouvement mitigé de grève des enseignants de l’Education nationale, c’est au tour des corps communs et des ouvriers professionnels de leur emboîter le pas. Plusieurs établissements scolaires de la wilaya de Tizi Ouzou étaient paralysés, suite à la grève générale de deux jours, hier et aujourd’hui, initiée par le Syndicat national des corps communs et des ouvriers professionnels de l’Education nationale (Snccopen) et qui sera suivie par un rassemblement prévu aujourd’hui devant l’enceinte de la wilaya.

Selon les estimations du dit syndicat, le taux de suivi pour le premier jour de la protestation est de 54% au niveau local. S’estimant lésés par rapport aux autres catégories du secteur, les corps communs et les ouvriers professionnels ont décidé de se faire entendre par les autorités publiques sur la précarité de leurs conditions socioprofessionnelles. «Nous sommes marginalisés et méprisés», précisent-ils. A cet effet, ils demandent à ce que le calcul de la prime de rendement soit sur 40 au même titre que les autres corps de l’Education nationale et la suppression des articles des statuts de la Fonction publique qui sont, d’après eux, la cause principale de leur précarité. «Nous percevons des salaires mensuels minables qui ne nous permettent pas de subvenir aux besoins de nos familles», dira le président du Snccopen, Mohand Arezki Hellou. Ce dernier a affirmé que cette grève générale de deux jours sera suivie d’un sit-in devant le siège de la wilaya afin de dénoncer haut et fort, non seulement les conditions difficiles auxquelles les travailleurs font face, mais aussi les pressions et les intimidations imposées par les directeurs des établissements scolaires à leur égard. «Nous subissons toutes formes d’intimidations de la part des directeurs. Ce qui porte atteinte à la liberté de l’exercice syndical. Les protestataires appellent le directeur de l’éducation, Ahmed Lallaoui, à interpeller les autorités pour «veiller au respect de la liberté syndicale qui est un droit constitutionnel».
Par ailleurs, les corps communs et les ouvriers professionnels réclament l’intégration des contractuels dans leur poste de travail en tant que permanents. Ainsi, parmi leurs doléances, figure la réservation de postes pour participer à la gestion des œuvres sociales. «Nous sommes une partie indissociable du secteur de l’Education d’où notre droit de gérer ces œuvres», dira Hellou. A souligner que le syndicat des corps communs a affirmé que l’objectif du sit-in prévu pour aujourd’hui est de remettre une lettre au président de la République par le biais du wali de Tizi Ouzou pour faire valoir leur plateforme de revendications. n