Les recherches enclenchées depuis jeudi dernier pour retrouver le corps de Achour Mohamed, 26 ans, emporté par les eaux au quartier des 250 logements de la ville de Bouira, se poursuivent toujours. Hier, et pour le cinquième jour consécutif, les équipes de secouristes épaulées par des citoyens venus de plusieurs localités de la wilaya et d’autres régions du pays, étaient sur le terrain. Malgré les conditions climatiques difficiles, la détermination des personnes engagées sur place n’a pas faibli. Un membre de la cellule de la crise, installée sur instruction du wali de Bouira, a indiqué à Reporters, que près de cinq cents éléments de la Protection civile, tous grades confondus, participent aux opérations de recherches lancées depuis jeudi pour retrouver leur collègue Mohamed Achour «emporté par les eaux pluviales alors qu’il accomplissait sa mission dans des conditions météorologiques difficiles», a indiqué le capitaine Bernaoui de la Direction générale de la PC. Une équipe, composée d’une vingtaine d’éléments entre plongeurs et autres agents de soutien, a été déployée sur un périmètre s’étendant depuis le lieu de l’accident à la cité des 250 logements de la ville jusqu’au quartier d’Oued D’hous. «L’équipe ratisse tout le réseau d’assainissement long de deux kilomètres», a précisé le même officier. «D’autres unités de 120 éléments soutenues par des plongeurs ont été déployées aussi tout au long de l’Oued D’Hous et réparties sur quatre points essentiels. Un large ratissage a été effectué par nos éléments à l’intérieur du réseau d’assainissement s’étendant jusqu’à Oued D’Hous, mais on n’a rien trouvé pour le moment», a expliqué le capitaine Bernaoui. Les services de la Gendarmerie nationale et de la sûreté de wilaya, ainsi que des milliers de citoyens prennent part, eux aussi, aux opérations de recherche. Malgré la fatigue et le froid glacial régnant sur les lieux, les participants continuent à fournir de gros efforts pour retrouver le corps de la victime. Mohamed Achour a disparu alors qu’il procédait, en compagnie de ses collègues, au curage de quelques avaloirs et regards de la cité des 250-Logements de la ville de Bouira. Il faut préciser qu’un élan de solidarité exemplaire s’est formé dès l’annonce de la disparition de l’agent. Des repas chauds ont été servis par les citoyens de la région venant soutenir les troupes de la PC dans cette mission difficile.