A moins de trois mois de l’élection présidentielle du 18 avril prochain, le champ pré-électoral se met en place avec les annonces ponctuelles des différents partis et les candidats à la magistrature suprême.

Les prétendants à la candidature, qui ont exprimé leurs intentions, se sont succédé par dizaine au ministère de l’Intérieur donnant à cette période pré-électorale un air loufoque. En attendant que les choses sérieuses commencent. La machine électorale est mise en branle et devrait imprimer une ambiance toute particulière avant la campagne. Certains noms les plus en vue de la scène politique commencent à s’afficher au fur et à mesure que s’approche le grand rendez-vous du scrutin présidentiel. Ali Benflis qui a très vite fait d’annoncer sa très possible candidature pour probablement ne pas se faire déborder par les boycotteurs, ne devrait pas tarder à le faire officiellement. Pour
l’ex-chef de gouvernement, l’élection présidentielle semble être une action qui se joue en solo, à l’image des deux dernières.
La candidature de Ali Ghediri commence un peu à se révéler au fur et à mesure que le général à la retraite s’exprime dans les médias, même si beaucoup d’inconnues subsistent autour de ce candidat. L’ANR, le MDS, Al-Islah ont annoncé leur participation chacun avec sa particularité propre et sa position contingente avec l’éventuelle candidature du Président en exercice. Les boycotteurs ont aussi fait leur apparition à l’image du FFS, qui a opté pour un « boycott actif», appelant les Algériens à se mobiliser contre cette élection jugée «non crédible». «Les conditions d’une élection démocratique, libre, honnête et transparente, à trois mois de la tenue du prochain scrutin présidentiel, ne sont pas réunies. De ce fait, le FFS ne présentera pas de candidat et ne soutiendra aucun candidat dont la participation ne servirait qu’à donner une façade faussement démocratique à un scrutin fermé d’avance au profit du candidat du régime », avait annoncé le conseil national du FFS. Tout le contraire du mouvement Mouwatana, qui affiche clairement son hostilité à un éventuel 5e mandat du président Bouteflika. Ce dernier restera probablement la dernière inconnue pour l’élection d’avril. Son annonce devrait irrémédiablement donner le véritable ton pour ce scrutin présidentiel 2019 et ce, quelle que soit la décision de Abdelaziz Bouteflika.
La semaine prochaine sera sans nul doute riche en évènements qui ne feront qu’imprimer un début de décantation sur une présidentielle commencée par une agitation particulièrement folklorique au niveau du retrait des documents administratifs. Reste un certain nombre de partis, à l’instar du RCD, qui devrait trancher vendredi prochain. La position du parti cher à Saïd Sadi est attendue avec curiosité. Même topo du côté de Abdallah Djaballah, qui devrait annoncer en fin de semaine la position de son parti vis-à-vis de la présidentielle.
L’on s’achemine donc irrémédiablement vers la décantation du paysage électoral qui animera le vote du 18 avril.
L’on saura alors quelles seront les candidatures qu’on retrouvera sur le starting-block le jour J pour être le prochain président de la République.