Selon l’AFP, des civils afghans se montraient prudents hier dimanche au lendemain de l’annonce de « progrès importants » dans les négociations entre Américains et talibans visant à ramener la paix après 17 ans de conflit dans le pays. Les négociateurs des deux parties ont fait part avant-hier samedi d’avancées significatives au cours de la semaine de pourparlers qui vient de s’achever au Qatar. De nouvelles discussions sont prévues, qui pourraient ouvrir la voie à des négociations de paix officielles.
Le gouvernement afghan, qui se plaint d’être exclu du processus par les talibans, n’a pour l’heure fait aucun commentaire. Or c’est précisément l’absence de dialogue entre les autorités et les insurgés qui inquiètent nombre d’Afghans. Alors que les Etats-Unis expriment clairement leur volonté de mettre un terme à la plus longue guerre de leur histoire et que les talibans s’accrochent à leur demande de retrait des troupes internationales, d’autres craignent une escalade de la violence. Les talibans, au pouvoir en Afghanistan de 1996 à 2001, sont soupçonnés de chercher à y revenir et à réimposer leur vision stricte de la charia.
Certains observateurs ont cependant noté qu’ils semblent avoir légèrement modéré leur approche sur certaines questions, en acceptant par exemple un cessez-le-feu de trois jours l’an dernier ainsi que quelques concessions marginales à l’égard des femmes.n