Lors de sa dernière visite à Tipasa, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazghi, se serait prêté à la supercherie en distribuant
quatre (04) attestations de dépôts de dossier des conseils interprofessionnels et non pas des agréments, comme annoncé fièrement au niveau local, apprend-on auprès de certains agriculteurs ulcérés par le procédé.
Les 13 dossiers déposés au niveau de la Drag, représentants les CIP des filières, attendent toujours leur agrément bloqué au niveau des enquêtes des services de sécurité, dit-on. Ce blocage est injustifié, déplorent les fellahs présents à la Fête des agrumes, qui ont eu droit à une communication, présentée par Meziane Boukaraoun président de la filière oléicole, sur le sujet, mettant en exergue leur importance en matière de coordination, de concertation et de règlement des problèmes des filières.
Les responsables du secteur ne manquent pas de vanter le rôle stratégique que devraient jouer les conseils interprofessionnels, afin d’atteindre les objectifs qui leur ont été assignés, notamment la mise en place d’un cadre efficace et cohérent permettant de soutenir la dynamique de croissance enregistrée actuellement dans le secteur. « Ce cadre est un espace de concertation, d’arbitrage et de conciliation des intérêts de tous les intervenants dans les filières, y compris l’implication de représentants des associations des consommateurs, pour corriger tous les déséquilibres ponctuels et conjoncturels du marché », selon un document de la tutelle. Celui-ci souligne que « la construction de ces espaces de concertation interprofessionnels, regroupant l’ensemble des opérateurs économiques et institutionnels, est fondée sur une volonté de différents maillons d’une filière de s’impliquer dans les problématiques collectives et enjeux de la filière aux stades de la production, de la transformation, de la commercialisation, de la régulation, de la distribution, y compris de l’exportation ». Ces mêmes responsables rappellent que «la modernisation de l’agriculture est tributaire de l’organisation des professions et des filières, à travers des associations et des coopératives» et de fédérer le maximum d’agriculteurs autours de ces conseils en vue de la confection d’une base de données des différentes filières pour dresser un état exhaustif des filières, sur la base de moyens modernes de collecte de l’information.
Alors, Messieurs les responsables, quand allez-vous lâcher du lest ?D. S.