L’Association des professionnels soudanais, fer de lance de la contestation contre le président Omar el-Béchir, a appelé à des manifestations nocturnes hier samedi et à de nouveaux rassemblements dans les jours à venir.
Les protestataires appellent au départ du président Béchir, arrivé au pouvoir il y a près de 30 ans, en 1989, à la suite d’un coup d’Etat.
Selon un bilan officiel, 30 personnes ont trouvé la mort lors de ces manifestations, les ONG de défense des droits humains évoquant de leur côté au moins 40 morts et un mouvement d’opposition jusqu’à 50 morts.
« Nous appelons notre peuple à travers le pays à manifester près de leur lieu de résidence samedi soir », a indiqué dans un communiqué l’Association des professionnels soudanais qui regroupe entre autres des médecins, des ingénieurs et des professeurs.
Elle a également appelé les Soudanais à organiser des sit-in sur les places de chaque quartier dimanche, puis à manifester de nouveau mercredi.
Bien qu’elle soit relativement méconnue, l’Association des professionnels soudanais a réussi depuis plus d’un mois à faire converger des milliers de personnes dans les rues de plusieurs villes du pays, notamment à Khartoum et dans la cité jumelle d’Omdourman.
Les forces de l’ordre et les services de renseignement soudanais répriment systématiquement ces manifestations et ont arrêté en près d’un mois des dizaines de leaders de l’opposition, de militants et de journalistes.
Bien qu’elle soit relativement méconnue, l’Association des professionnels soudanais (APS) a réussi depuis plus d’un mois à faire converger des milliers de personnes dans les rues, y compris dans la capitale Khartoum. Aux cris de « Liberté, paix et justice », les manifestants appellent ouvertement à la chute du régime et, malgré la répression, les rassemblements se poursuivent depuis le 19 décembre. Selon un bilan officiel, 30 personnes ont été tuées lors des manifestations. Des organisations de défense des droits humains comme Human Rights Watch et Amnesty International ont évoqué au moins 40 morts dont des enfants et du personnel médical.
Avant-hier vendredi, le principal dirigeant de l’opposition, Sadek al-Mahdi, a lui parlé de 50 morts. Si le Soudan compte environ 100 partis politiques, aucun n’a aspiré à piloter le mouvement de contestation. Omar el-Béchir, 75 ans, refuse de démissionner et a imputé les violences à des «conspirateurs».