Lucas Pouille n’a pas existé, hier en demi-finale de l’Open d’Australie. Le Français a été très largement dominé par un Novak Djokovic intraitable et vainqueur en trois petits sets (6-0, 6-2, 6-2) et 1h23 de jeu. Le n°1 mondial affrontera dimanche Rafael Nadal pour le titre. Le rêve n’aura pas duré plus de quelques minutes. Novak Djokovic a étrillé Lucas Pouille en demi-finale de l’Open d’Australie (6-0, 6-2, 6-2) après seulement 1h23 de jeu. Complètement submergé par la cadence infernale du Serbe, le Français n’a pas existé pour son premier dernier carré en Majeur. Le n°1 mondial retrouvera donc bien Rafael Nadal en finale, pour le «choc des titans» annoncé. Le premier jeu du match a pourtant fait naître quelques espoirs côté français. Entreprenant et agressif face à un Djoko pas tout à fait réveillé, Lucas Pouille a poussé son adversaire à 40-40 et laissé entrevoir une belle bataille entre les deux hommes. L’illusion n’a finalement duré que quelques instants. Dès le jeu suivant, Novak Djokovic a mis la main sur l’échange et en a profité pour ravir l’engagement adverse. Avant de répéter la même punition encore deux fois pour infliger un cinglant 6-0 au Français lors de ce premier set.

Djoko au  plus-que-parfait
Et la démonstration n’était pas terminée. Novice à ce stade de la compétition en Grand Chelem, le Nordiste a bien tenté de lâcher son bras et de répondre à la cadence adverse. Peine perdue. Imperturbable, le Serbe a lui aussi poursuivi sa montée en régime. Intouchable au service (six aces, 72% de premières balles, aucune balle de break concédée), le «Djoker» a surclassé son adversaire dans tous les compartiments du jeu. Le n°1 mondial a surtout parfaitement exploité les failles de son adversaire, bien trop friable sur son engagement (54% de premières balles et seulement 26% de points remportés derrière la seconde). A deux sets à zéro, l’équation – déjà bien compliquée – devenait quasi impossible pour le protégé d’Amélie Mauresmo. Si Pouille n’a pas baissé les bras, il n’a pas non plus réussi à trouver un supplément d’âme pour faire douter le patron du tennis mondial. Précis en retour, hyper efficace dans la diagonale revers, très solide en coup droit, Djokovic a balayé les quelques tentatives de rébellion adverse avant de conclure le match sur un dernier break.
L’écart manifeste
La leçon sera forcément dure à digérer pour Lucas Pouille, expédié en 1h23 de jeu, et qui espérait sans doute un bien plus bel épilogue à sa superbe quinzaine australienne. Mais cette démonstration, qui fait écho à celle infligée par Nadal à Tsitsipas la veille (6-2, 6-4, 6-0), résume bien l’écart entre les cadors et les «autres».
Melbourne aura donc bien le droit à son match de géants en finale.
Difficile de donner un favori, tant les ogres espagnol et serbe ont semblé facile lors de leur demi-finale.
Djokovic pourra s’appuyer sur son vécu à l’Australian Open, lui qui a remporté six fois le titre ici.
Nadal, couronné une seule fois, en 2009, comptera sur sa forme extraordinaire qui lui a permis d’éparpiller tous ses adversaires jusqu’à présent.
Soyez-en sûr : le duel entre les deux meilleurs joueurs du monde promet une empoignade enflammée demain.