Au fur et à mesure qu’approche le jour de l’élection présidentielle d’avril prochain, la scène politique commence à prendre les allures d’un champ pré-électoral mouvant attendant le coup de starter. Un fait remarqué, les déclarations pour la candidature du prochain scrutin sont plus nombreuses que celles de la présidentielle de 2014. Ce laps, empreint de folklore, aura vite fait de laisser place aux candidatures sérieuses, celles de personnalités politiques qui ont un ancrage populaire évident et qui possèdent de véritables programmes à proposer aux électeurs. Après Ali Benflis, et à un degré moindre l’énigmatique Ali Ghediri, c’est au tour de Abderrezak Makri d’afficher son intention de briguer le poste suprême. Le chef de file du MSP justifie sa participation par le fait de ne point vouloir être distancé dans « l’étape d’après ». En effet, l’étape d’après semble particulièrement présente dans l’esprit des différents candidats. Ces derniers s’installent déjà dans le long terme dans un processus dont ils veulent avoir un rôle in fine. Cette phase préélectorale semble irrémédiablement empreinte du sceau du long terme. Les joutes pour la présidentielle prochaine semblent ne pas avoir vocation uniquement à s’arrêter après les résultats du vote du 18 avril. Il est ainsi particulièrement notable que les partis de l’opposition, on le voit bien, sont loin d’avoir la même vision sur la question. Cet aréopage partisan semble complètement partir dans tous les sens après avoir longuement décrié quasi-unanimement cette élection, avant même la convocation du corps électoral et la confirmation de la date du vote. Les jours à venir devraient irrémédiablement apporter leur lot de nouveautés et laisser voir une montée en cadence dans l’effervescence. Les différentes candidatures qui auront passé le tamis des conformités légales et des signatures seront amenées à s’exprimer face aux électeurs et tenter de les convaincre de faire le bon choix. Le défi reste justement de faire susciter l’enthousiasme des citoyen-électeurs, particulièrement indifférents face à la chose politique.