Au nom de la «continuité» et d’un soutien réitéré au chef de l’Etat, l’Alliance nationale républicaine (ANR) se déclare partie prenante de l’élection présidentielle d’avril prochain. Ses structures sont d’ores et déjà invitées à entamer l’opération de collecte des signatures en attendant une position finale du parti sur ce scrutin. Dans le registre critique, l’ANR n’a pas épargné des partis de la majorité auxquels elle reproche une attitude d’hésitation sur la présidentielle. Le MPA ne devrait pas apprécier ! Dans la déclaration finale sanctionnant les travaux de la session ordinaire de son Conseil national, l’ANR a réitéré son choix pour la «continuité», exhortant les structures du parti à se mobiliser à une participation à la présidentielle à travers l’opération de collecte des signatures et de suivi de l’évolution de la scène politique avant de prendre une décision finale et officielle sur le rendez-vous électoral. Le parti de Belkacem Sahli rappelle avoir annoncé, en juillet 2018, son choix portant soutien au président Bouteflika dans le cadre du groupe appelé «la continuité pour la stabilité et la réforme», critiquant, au passage, la multitude d’initiatives nées avant la convocation du corps électoral. L’ANR n’a pas été également tendre ni conciliante avec des partis de l’alliance présidentielle qu’elle accuse de manière allusive mais dont on comprend facilement qu’il s’agit du Mouvement populaire algérien (MPA) d’Amara Benyounès. «Le parti s’interroge quant aux positions de certaines formations politiques de la majorité, marquées par l’atermoiement et l’hésitation», note l’ANR dans son communiqué, tout en soulignant que «ces partis avaient bénéficié politiquement et électoralement de leur soutien au président de la République».
Par ailleurs, le parti appelle les formations politiques de l’opposition à contribuer à hisser le niveau du débat politique à travers la présentation de programmes et de projets alternatifs, au lieu de recourir à des prétextes évoquant «un jeu politique fermé» en cas de candidature du président Bouteflika. L’ANR se dit également «indignée» par certaines «tentatives prétendant la défense de la citoyenneté, mais qui veulent empêcher un citoyen d’exercer son droit constitutionnel de se porter candidat». Le parti présidé par Belkacem Sahli s’est félicité, en outre, des clarifications apportées récemment par l’Armée nationale populaire (ANP), qui a affirmé sa totale disposition à réunir les meilleures conditions sécuritaires pour un bon déroulement du scrutin présidentiel.
Comme il s’est félicité de l’«engagement républicain» réitéré par l’ANP, qui a affirmé qu’elle ne se départira pas, à l’occasion de la présidentielle, de ses missions constitutionnelles.<