Le Musée d’art moderne d’Alger (MAMA) accueillera, tout au long de la journée d’aujourd’hui, «la Rencontre d’Alger,  Djisr El-Djazaïr». Pour «un acte fort et fondateur du nouvel Alger» soulignent les organisateurs dans un communiqué parvenu à la rédaction. Cette initiative est en fait «une vision urbaine avant tout, suivie d’une initiative citoyenne, pensée et initiée par un couple d’architectes algérois et portée par un collectif pluridisciplinaire composé d’hommes et de femmes passionnés et talentueux, venant d’horizons divers avec un dénominateur commun, cet amour incommensurable pour Alger, Algiers, El-Djazaïr », expliquent-ils.
La «rencontre d’Alger» rassemblera, ainsi, plus d’une vingtaine de spécialistes algériens et internationaux dans le domaine de l’architecture et de l’urbanisme,   aujourd’hui au Mama sous le thème «Vers un (nouvel) urbanisme descriptif» qui  marque la nouvelle étape dans le projet «Djisr El Djazaïr» initié par le couple d’architectes Sihem  et Nacym Baghli.
Parmi ces spécialistes, la présence  notamment de Rem Koolhaas, Ahmed Bedjaoui, Saskia Sassen, Fathallah Baghli, Hou Hanru, Djamel Klouche, Pippo Ciorra, Samia Henni, Donald Bates, Larbi Merhoum, Halim Faïdi, Fatma Oussedik et Stephen Zacks. La rencontre d’Alger, initiée par des jeunes de moins de  trente ans, pour construire «Alger du futur»,  réunira les membres du jury du concours international d’idées  «Algiers 20XX» lancé au mois de juin dernier par ce couple d’architectes amoureux de leur ville.
«Djisr El-Djazaïr» a initié aussi le concours international d’idées «Algiers 20XX» avec plus de 400 participants inscrits de plus de  55 nationalités. Les deux jurys internationaux ont distingué à cette occasion, trois prix d’encouragements qui seront dévoilés et exposés, aujourd’hui, au Mama. L’ambition première de cette initiative est de «rêver d’un avenir meilleur pour Alger, pour améliorer le quotidien des Algérois en faisant d’Alger une grande métropole du futur». Il est aussi question d’élaborer un pont urbain, durable, intelligent qui relierait les deux extrémités de la baie d’Alger   où pourraient circuler voitures et vélos électriques, tramway et piétons  entouré d’îles flottantes où l’on développerait de multiples activités : tourisme, loisirs, aquaculture, recyclage, formation, jeunesse, activités sportives et aquatiques, transport maritime.
Ce projet collaboratif, interactif, participatif, citoyen, sain, ludique, dynamique, est ouverts à toutes les propositions et critiques constructives et a pour objectif d’accompagner une candidature aux jeux Olympiques d’été pour Alger, en 2036, voire plus tôt, en 2032, coïncidant ainsi avec le 70e anniversaire de notre indépendance. Le défi à travers cela est de faire rayonner, de nouveau, Alger dans le bassin méditerranéen et au-delà et mobiliser les forces vives de tous bords afin d’impliquer le citoyen, en général, et l’Algérois, en particulier, pour sa concrétisation.
Selon les organisateurs, ce projet a commencé il y a dix ans et  concerne la ville d’Alger.  Il s’agit de la repenser avec toutes les personnes souhaitant collaborer pour la préparer au futur. «Pour nous, c’est d’abord un projet de société que nous imaginons pour notre ville mais bien au-delà», diront-ils sur les réseaux sociaux.
Il s’agit également d’ouvrir de nouveaux horizons pour Alger en désenclavant définitivement la partie  Est. Ceci en connectant intelligemment les deux extrémités de la baie et permettre de boucler la boucle  afin d’insuffler une dynamique et un développement sans précédent pour la capitale.