Le Syndicat national des magistrats (SNM) a exprimé, hier, sa disposition à assumer pleinement ses fonctions lors de l’élection présidentielle d’avril prochain.
«Nous magistrats, nous sommes prêts à honorer nos engagements et assumer nos responsabilités pour l’élection présidentielle, comme nous l’avons fait pour chaque rendez-vous électoral, quel que soit son ampleur», a déclaré le président du SNM, Djamel Laïdouni, lors de la réunion du Conseil national de ce syndicat tenue à la résidence des magistrats à Alger. Un rendez-vous qui, faut-il le préciser, intervient une semaine après la convocation par le président de la République du corps électoral, suivi, deux jours après, par la nomination de 20 nouveaux magistrats comme membres de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (Hiise).
Les magistrats, par la voix du SNM, qui compte 3 000 adhérents, et représentant 5 000 professionnels, comptent exercer leurs prérogatives en «toute conformité» avec les lois de la République et avec la «fermeté et rigueur» exigées, a rassuré M. Laïdouni, faisant référence notamment aux opérations de surveillance dans les bureaux de vote et de dépouillement des voix. «On sera à la hauteur», a-t-il insisté. Evoquant, par ailleurs, la problématique du pouvoir judiciaire, M. Laïdouni mettra en exergue l’évolution en la matière née de la séparation des pouvoirs exécutif et législatif. «L’indépendance du pouvoir judiciaire n’est pas propre au corps de la magistrature.
Elle concerne également l’Etat comme le peuple algérien», a-t-il affirmé. Concernant les mesures prises pour assurer la dignité et l’autorité de la profession, le président du SNM estimera qu’«il faut notamment se concentrer sur la formation saine et de qualité qui est le pilier du métier de magistrat», ajoutant que le syndicat qu’il représente est déterminé à recourir à la justice contre toute personne ou organisme qui accuse «sans fondements» un magistrat.
«On ne va pas se taire devant l’humiliation ou l’insulte qui touche le magistrat», a-t-il prévenu.<