Les bilans de l’exercice 2018 de l’Agence nationale du soutien à l‘emploi des jeunes (Ansej) et de la Caisse nationale d’assurances chômage (Cnac) ont été présentés par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale Mourad Zemali, lors d’une rencontre nationale des directeurs de wilaya des agences Cnac et des antennes de wilaya de l’Ansej, organisée hier à l’Ecole supérieure de la sécurité sociale de Ben Aknoun.
Le ministre a ainsi indiqué que le nombre de micros entreprises financées dans les cadres Ansej et Cnac, arrêté au 31 décembre 2018, à atteint 514 442, générant au démarrage 1 207 539 emplois. Pour le détail, il a rapporté que durant l’année 2018, environ 9 009 entreprises ont été créées, générant 22 450 emplois au lancement. Précisant que
5 535 entreprises ont été créées dans le cadre de l’Ansej, créant 13 852 emplois et 3 474 entreprises créées dans le cadre de Cnac, créant 8 598 emplois. Le ministre a en outre souligné, à propos des jeunes ayant bénéficié du soutien financier de l’Ansej pour créer des micros entreprises, que la majorité ont payé leurs dettes par anticipation. Ce qui reflète, selon lui, le sérieux des jeunes entrepreneurs. En ce qui concerne les jeunes entrepreneurs qui ont bénéficié d’aides financières mais n’ayant pas remboursé leurs dettes, il a indiqué que l’effacement de la dette des jeunes entrepreneurs n’est pas à l’ordre du jour. Soulignant à ce titre que « l’effacement de cette dette n’est pas à l’ordre du jour, car c’est une opération contraire à l’esprit de l’entrepreneuriat, d’autant plus que nous voulons former une génération responsable ayant cet esprit », estime le ministre. « Le recours à la justice pour récupérer leurs dettes n’est pas à exclure », a-t-il indiqué. Et de soutenir dans ce sens : « Il n’est pas possible d’effacer les dettes de ces jeunes alors que la majorité des entreprises paient leurs dettes par anticipation. » Précisant au passage : « Il n’est pas raisonnable d’effacer les dettes de toutes les entreprises qui ont échoué ou qui se trouvent surendettées. » Toutefois, le ministre a rassuré les jeunes en rappelant que l’Etat continuera à aider les jeunes entrepreneurs dans l’avenir. Toujours lors de son intervention, le ministre a annoncé que l’accès au dispositif Cnac a été revu récemment et ce, en prolongeant l’âge des demandeurs de prêts de 50 à 55 ans. « Ceci permettra d’encourager davantage l’esprit d’entrepreneuriat et permettre aussi à un plus grand nombre de chômeurs de bénéficier de cette aide ».
M. Zemali a, par ailleurs, mis à profit cette tribune pour faire remarquer aux directeurs d’agence que « l’accueil au sein de leurs structures respectives laisse à désirer ». Et de ce fait, il a sommé ce derniers de prendre les mesures nécessaires pour y remédier, « car il y va de la crédibilité des agences ».
Notons que le secrétaire général de l’Abef, Rachid Belaïd a indiqué, dans son intervention, que les banques publiques ont participé au financement des entreprises créées dans le cadre Ansej et Cnac, à hauteur de 600 milliards de dinars. Et à ce titre, il dira que les cinq (5) banques publiques sont considérées comme partenaires de ces entreprises. Donc, souligne-t-il, il est dans leur intérêt de continuer à aider et accompagner les entreprises.
« Nous sommes prêts à trouver des solutions pour la continuité des entreprises. Nous engageons des concertations avec les représentants de l’Ansej et Cnac pour le rééchelonnement des dettes », a-t-il enfin indiqué. Rappelons que le Salon de l’emploi s’ouvrira mardi prochain et, selon la cellule de communication du ministère du Travail, plus de 300 exposants y participeront. En grande partie, des jeunes entrepreneurs qui côtoieront des entreprises qui ont réussi et qui, à leur début, ont bénéficié d’aides financières dans le cadre de l’Ansej.<