Autant en emporte le vent n’est pas une comédie musicale ni le roman de Margaret Mitchell, c’est tout simplement l’USM Alger qui déchante loin du scénario rêvé. Une grosse tempête souffle sur la maison usmiste où plus rien ne va après l’élimination, mardi, en huitièmes de finale de Coupe d’Algérie chez l’ES Sétif (défaite 3 buts à 1). Une déroute qui a mis les « Rouge et Noir » hors piste dans une épreuve où ils ont de sacrées traditions. Un tournoi dans lequel ils comptent 17 finales jouées pour
8 consécrations  en 55 éditions. Une sortie précoce qui coûterait la tête à l’entraîneur Thierry Froger. Aussi, on croit savoir que le directeur général, Abdelhakim Serrar, voit son poste sérieusement menacé.

Par Mohamed Touileb
Plus rien ne va chez les « gars de Soustara ». Serrar, le patron du directoire, affirmait qu’il voulait que les Unionistes jouent sur 4 fronts mais les vents contraires ont soufflé pour le paquebot des rêves. Une « dream team » qui vit un véritable cauchemar. Des adieux précoces en championnat arabe des clubs UAFA, un leadership plus que jamais fragile en Ligue 1 Mobilis (2 points de plus que le poursuivant direct : la JS Kabylie) et, désormais, l’absence du tableau de huit final dans l’épreuve populaire, la coupe est presque pleine à l’USMA. Le voyage en terre sétifienne s’annonçait très dangereux. Ce duel était capital pour les deux prétendants qui couvaient une sérieuse crise. Malheureusement, c’est l’ «Ittihad» qui a raté la marche en se faisant battre sur un score assez lourd (3/1). Le tout en montrant une grande fébrilité sur les phases arrêtées. C’est pour dire que rien n’a marché comme souhaité. C’est ce que le driver Froger a reconnu : « je pense qu’on a été très mauvais sur les balles arrêtées. On l’a payé cash.»
Froger à la porte
Cette déconvenue sonnerait, selon nos sources, la fin pour le technicien. Lui qui était déjà contesté depuis quelque temps.
Déjà qu’il a été laminé au Soudan par Al-Merreikh (4/1) en Championnat arabe des clubs UAFA, le coach français a souvent fait des choix très contestés dans l’utilisation des joueurs. Aussi, il a été défait (1/0) à Tadjenanet face au Difaâ local le 04 janvier dernier. Des Tadjenanetais qui, faut-il le rappeler, luttent pour la survie.
Les fans unionistes ont bien voulu croire que ce revers surprenant à Mila était juste un accident de parcours pour les coéquipiers de Meziane après la large victoire (4/1) dans le derby face au NA Hussein-Dey.
C’était avant le nul (1/1) concédé chez le CA Bordj Bou Arréridj  (1/1) vendredi dernier. Des «Criquets Jaunes» qui sont, comme le DRBT, dans la partie menaçante du tableau.
Serrar à la trappe ?
Finalement, Oussama Chita & cie sont retombés dans leurs travers lors de ce duel décisif face à l’Entente. Certainement la contreperformance de trop aux yeux d’Ali Haddad, propriétaire du club.
Surtout que sa franchise échoue pour la troisième année de suite à passer le cap des huitièmes dans un tournoi qui lui réussissait pourtant très bien auparavant. Ainsi, Froger devrait être  prié de partir outre Serrar qui serait plus que jamais sur la sellette pour ne pas dire plus. Surtout que, selon une source interne, sa relation avec le frère du boss (Rebbouh) n’est pas au point depuis un moment. Serrar aurait même été sommé de ne plus faire de déclarations à la presse. D’où son silence enregistré récemment. Comme quoi, dans le football, tout peut aller très vite. Entre l’euphorie et la crispation, il suffit juste d’une averse d’hiver pour voir le ciel s’obscurcir.n