Le Festival du film Imedghassen de Batna, le premier du genre dans la capitale des Aurès, ouvre les portes à la participation des jeunes réalisateurs algériens, et cela jusqu’au 25 février prochain. Cette manifestation prévoit de mettre en «compétition quatorze courts métrages, du 13 au 16 mars prochain, et accueillera diverses activités, ainsi que des formations dans la réalisation et l’écriture de scénario», nous a appris, hier, son initiateur. Il précise que l’appel à participation est ouvert à tous. «Nous donnerons une chance à tout le monde, les amateurs et les professionnels, car nous pouvons trouver une œuvre d’un amateur plus réussie que celle d’un professionnel», affirme-t-il. «Un comité de sélection composé de professionnels a été mis en place pour sélectionner les meilleurs courts métrages qui prendront part à la manifestation. Nous avons reçu à ce jour 19 films qui sont en plein visionnage». Les candidats qui désirent participer au festival doivent, selon les conditions, présenter des courts métrages uniquement algériens. Les films doivent aussi être produits entre 2016 et 2019 et ne doivent pas dépasser les 25 minutes. Tous les films doivent être aussi soumis dans leur langue d’origine et s’ils ne sont pas dans les langues nationales, ils doivent être sous-titrés. Il est également exigé que la copie du film soit envoyée en haute définition via les liens disponibles sur la page officielle de la manifestation.  Cette première édition, initiée par la coopérative culturelle El-lemssa, aura également pour objectif l’encadrement et la formation dans la réalisation et le scénario. «Ce sont deux aspects dont la formation est insuffisante en Algérie. Nous accueillerons également une compétition pour ces jeunes cinéastes afin qu’ils débattent sur leurs travaux avec des professionnels qui les aideront à développer leurs connaissances dans le domaine», affirme le commissaire du festival. Par ailleurs, en marge de la compétition des courts métrages, conférences seront aussi au programme de cette manifestation en partenariat avec l’université de Batna. «Nous avons pris contact avec l’université de Batna pour programmer dans ses salles, quelques rencontres avec des spécialistes du cinéma, afin d’en faire profiter les étudiants. Nous aurons ainsi des tables rondes qui se dérouleront le soir, ainsi que des masters class pour les participants afin qu’ils profitent de l’expérience et de la présence de nos invités de marque», a fait savoir Issam Taachit.  Les rencontres nocturnes seront abritées par la Maison de la culture de Batna et les projections auront lieu au Théâtre régional de Batna, car la région ne dispose d’aucune salle de cinéma disponible. «Nous avons sept salles de cinéma qui restent à ce jour fermées. Notre but est d’amener à la réouverture de ces salles pour réconcilier les habitants de la région avec le septième art.»  A propos du financement de cette initiative, Taâchit nous confie que «le ministère de la Culture a promis de nous aider, mais à ce jour rien n’est encore fait. Le ministre de la Culture a déclaré sur les réseaux sociaux qu’il nous donnera un coup de main, mais pour le moment, notre seul sponsor est l’Office national des droits d’auteur et droits voisins (Onda), qui nous remettra les prix de la compétition dont on déclarera le montant prochainement. Car, là aussi, pour le moment, nous ne savons pas encore combien de prix seront remis». Il ajoute à ce propos : «Nous avons aussi contacté le ministère du Tourisme car ce festival se déroule à Imedghassen, un lieu qui fait partie du patrimoine des Aurès. Cela contribuera certainement à promouvoir ce patrimoine et à le faire connaître aux touristes potentiels à travers le cinéma.»