Après l’avoir annoncée, il y a quelques jours, pour la fin janvier, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazghi, a confirmé la réception du premier lot de vaccins contre la peste des petits ruminants et la fièvre aphteuse pour la fin de la semaine en cours ou, au plus tard, le début de la semaine prochaine. Dans une déclaration à la presse, lundi, lors de sa visite à Chlef, M. Bouazghi a de nouveau tenu à rassurer les éleveurs en leur promettant que les vaccins leurs seront distribués rapidement après leur réception. Il a, en outre, souligné, qu’une grande quantité de vaccins a été mise à la disposition des éleveurs, en attendant la réception des quantités de vaccins demandées. Ce qui a permis, selon lui, de « mieux cerner l’épidémie et de réduire les cas de perte des petits ruminants ».
Jeudi dernier, lors d’une rencontre avec les représentants de la Fédération nationale des éleveurs, des services agricoles (19 wilayas) et de l’Union nationale des paysans algériens (UNPA), le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Kamel Chadi, avait annoncé la réception de 21 millions de doses de vaccin pour bétail contre la peste des petits ruminants. Concernant la fièvre aphteuse qui touche les bovins, M. Chadi a fait savoir que les laboratoires étrangers avaient démontré que ce virus était similaire à celui enregistré, l’été dernier, en Algérie, induisant ainsi l’utilisation urgente de 1,5 million de doses disponibles au niveau des services spécialisés en vue de juguler cette épidémie, en attendant la réception de 2 millions de doses supplémentaires. Ces doses coûteront entre 400 et 420 millions dinars, a fait savoir le directeur des services vétérinaires au ministère de l’Agriculture, Hachemi Kaddour Karim. S’exprimant en marge de la même rencontre, il ajoutera que le coût des vaccins contre la peste des petits ruminants s’élève, quant à lui, à 400 millions DA. Pour rappel, les épidémies de la fièvre aphteuse et la peste des petits ruminants sont apparues en octobre dernier dans la wilaya de Tébessa, avant de se propager à 19 autres wilayas, causant la perte de dizaines de têtes de bétail et un préjudice pour les éleveurs. Ce qui a poussé les autorités concernées, dont en premier lieu, le ministère de l’Agriculture, à prendre des mesures sanitaires en urgence pour cerner ces deux maladies. Parmi ces mesures, il a été décidé l’isolement des animaux exposés au risque de contamination, l’abattage de ceux déjà contaminés et le lancement d’une campagne de vaccination.
Concernant l’indemnisation des éleveurs, Abdelkader Bouazghi, a de nouveau affirmé à Chlef que «toutes les mesures ont été prises à travers une directive pour définir
les conditions et les manières de bénéficier d’une indemnisation au profit des éleveurs lésés ayant l’aval des services vétérinaires locaux pour les cas déclarés ». Dans ce sens des fonds ont été affectés, a-t-il précisé.<