Les communes sont appelées à être de plus en plus autonomes sur le plan financier. Les pouvoirs publics se disent disposés à les soutenir dans cette quête, à condition qu’elles prennent des initiatives en matière de projets d’investissement. Un soutien réaffirmé à l’occasion de la Journée nationale de la commune, célébrée vendredi passé. Jusqu’à la fin 2018, les communes comptent à leur actif 1 430 projets d’investissement sur l’ensemble du territoire national, dont 1 038 nouveaux projets dans le tourisme, les loisirs, l’agriculture… Des projets auxquels les pouvoirs publics comptent contribuer au financement à travers la Caisse de solidarité et de garantie des collectivités locales, mais qui en appellent aussi à la contribution des petites et moyennes entreprises. Un premier projet, selon le directeur général des collectivités locales, Mohamed Ferrai, a été financé l’an dernier dans la wilaya de Batna, pour la réalisation d’une quarantaine de hangars. Une enveloppe de 1 milliard de dinars a été octroyée dans ce cadre par le biais de cette Caisse. «La coQmmune, aujourd’hui, est confrontée à de nouveau défi qui exigent d’elle d’assumer de nouvelles missions pour contribuer au développement local et à la création de richesses. C’est un rôle qu’elle est obligée, aujourd’hui, d’assumer. Elle est appelée donc à se lancer dans des projets porteurs qui lui permettront de renflouer ses caisses», explique-t-il. Pour cela, le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire a mis en place des mécanismes par lesquels les communes sont incitées à s’inscrire dans cette stratégie. Parmi ces mécanismes, justement, l’octroi de crédits aux communes pour le financement de leurs projets d’investissements. La caisse de solidarité et de garantie des collectivités locales est instruite d’attribuer des crédits d’une valeur de 20 milliards DA pour les cinq années à venir. A long terme, les crédits atteindront une valeur de 100 milliards DA dans les 20 années à venir. Par cette résolution, signale Ferrari, les banques et les institutions financières sont incitées à assister financièrement les communes. «Les financements octroyés par cette caisse durant les deux dernières années ont contribué au renforcement des zones industrielles, une cinquantaine au total aujourd’hui, et des zones d’activités au niveau local. Les communes sont appelées à exploiter ces zones pour participer à la création de nouveaux postes d’emploi et à la valeur ajoutée via la fiscalité locale», indique Ferrari, rapportant que le nombre de zones d’activités dépassera les 720 en 2019 contre 691 en 2018. A propos de la fiscalité, il a fait part d’un projet de loi pour une meilleure exploitation et pour plus de transparence. L’ensemble des communes, de plus, puisent actuellement dans plus de 100 000 biens productifs pour renforcer leurs entrées financières.
Des parkings, marchés de gros, de détails, crèches… entre autres. Ces investissements ont généré, en 2017, selon lui, plus de 19 milliards DA. «Des commissions ont été créées pour suivre et contrôler la rentabilité de ces biens communaux.
Ces dernières s’emploient également à cerner les lacunes pour une meilleure exploitation de ces biens», souligne-t-il.