La cité romaine Kadiofala (ksar Sbahi actuellement) dont la richesse archéologique dénote l’importante civilisation qu’a connue la région semble en quête d’un réel décollement socio-économique à même d’atténuer son isolement.

A vocation agropastorale, l’agglomération de Ksar Sbahi, abritant une population estimée à 18 000 habitants répartis sur un total de 14 mechtas telles El Maleh, Ngoussa, Mebdoua, est localisée à une trentaine de kilomètres au nord-est du chef-lieu de wilaya. Chef-lieu de daïra, la commune s’étale sur une superficie globale de 177 km2, pour une densité de 64ha/km2. A vocation agropastorale, cette région perchée à 853 m au dessus du niveau de la mer, comptabilise une superficie agricole utile (SAU) de 11 204 ha dont 1 970 ha en irrigué. La daïra qui dispose de 32 kilomètres de routes nationales et 45 km de réseau routier urbain a bénéficié dans le cadre du désenclavement des zones rurales de 84 km de routes. Néanmoins, elle demeure isolée du grand axe routier Oum El Bouaghi -Guelma – Annaba. Alors que la longueur du réseau de l’alimentation en eau potable (AEP) est de 715 56 km, pour un taux de raccordement estimé à 96%. La commune dispose de 19 réservoirs d’une capacité de 2 350 m3 et 6 forages de débit 0,064 m3/s. Le raccordement au réseau d’assainissement est estimé à 96% pour une longueur totale de 52 000 mètres linéaires. En matière de raccordement à l’énergie, la ville de Ksar Sbahi comptabilise un taux de raccordement à l’énergie électrique estimé à 99% et celui du gaz à 98%, quant à l’électrification rurale, il est de 84%. Pour ce qui est du développement, la commune compte 7 projets en cours de réalisation. Il s’agit du renforcement de l’infrastructure par la réalisation de 2 classes à l’école Fentazi dont le taux d’avancement des travaux est de 51%, l’amélioration urbaine dont les travaux ont débuté en juin 2018 pour une autorisation de programme de

5 310 000 DA, sont estimés à près de 43%. L’opération entreprise dans le cadre du renouvellement de certains tronçons du réseau d’assainissement à travers les artères de la ville a débuté en octobre 2018 pour une AP de 2 499 000 DA. D’autre part, l’étude et expertise du réseau d’alimentation en eau potable a été entamée fin octobre 2018 pour une autorisation de programme de 3 428 000 DA. En outre, une étude de fonçage de puits dans les mechtas de Manaâ, Ngoussa, Bir Khenga, pour une autorisation de programme de 11 588 000 DA, a été entamée en début novembre pour un délai de 5 mois, et le projet de l’ouverture de pistes à travers les mechtas sur une distance de 5 km pour une autorisation de programme de 14 177 000 DA, a été entamé fin septembre pour un délai de 7 mois. En ce qui concerne le logement social et rural, dont la faiblesse du programme a été énergiquement déploré par les habitants lors de la tournée d’inspection entreprise dernièrement par le chef de l’Exécutif, la commune n’a bénéficié que de 572 logements sociaux en une quarantaine d’années (1978-2018) et de 772 logements ruraux durant la période 2003-2018. Disposant de 5 écoles primaires dotées de chauffage central et 4 autres écoles rurales chauffées au gasoil, les conditions de scolarisation des élèves n’ont pas été épargnées par les critiques du chef de l’Exécutif qui a instruit les responsables de la nécessité de doter les écoles en question de stations de propane en urgence. Enfin, le secteur de la santé de la commune souffrant d’insuffisances, sur les 6 salles de soins, 4 ont bénéficié d’une opération de réhabilitation dans le cadre des PCD 2018 pour un montant de 1 300 000 DA, tandis que les 2 autres demeurent dans un état déplorable en matière de besoins d’équipements médicaux, staff médical et autres.
Par ailleurs, localisée au centre-ville, la maternité nécessite une opération de réhabilitation ainsi que la polyclinique et un renforcement aussi en équipements médicaux, notamment les rayons X, en panne depuis 2015.